Simeone : « Ne pleurez pas quand vous donnez tant »

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Sonné après la défaite de l'Atlético Madrid samedi en finale de la Ligue des Champions contre le Real Madrid (1-1, 5-3 TAB), Diego Simeone a rendu un hommage appuyé à ses joueurs. L'entraîneur des Colchoneros avoue aussi s'interroger sur son avenir.

Diego Simeone, que ressentez-vous après cette défaite en finale de la Ligue des Champions contre le Real Madrid (1-1, 5-3 TAB) ? Ils nous ont été supérieurs, je veux féliciter mon adversaire pour la conquête de ce titre historique. On a mal commencé notre match. Après, au bout de 25 minutes, ça a été mieux. On aurait pu égaliser en seconde période rapidement (sur le penalty de Griezmann, ndlr). Eux, avant notre égalisation, auraient pu tuer le match. On finit sur un nul et après ça a été un match tactique de la part des deux équipes qui étaient fatiguées. On a fait les efforts nécessaires en prolongation pour essayer de marquer. Mais le finaliste, personne ne s’en souvient, il faut accepter ce moment. Et soigner les blessures à la maison. Qu’avez-vous appris de cette finale ? Le match s’est terminé il y a une heure, il me faut du temps. Si on avait marqué plus de penalties qu’eux; on aurait gagné… C’est dur d’analyser si vite le match. Quel message avez-vous pour les supporters après cette troisième défaite en finale ? Le Real a été meilleur, car ils ont gagné. On a été incapable de gagner aux tirs au but. Au public, je veux dire qu’il faut insister et travailler. Il faut aussi réfléchir. Je suis en phase de réflexion. Je suis arrivé à deux finales en finissant à égalité à la fin du temps réglementaire. Faire arriver deux fois l’Atletico en finale en trois ans, c'est merveilleux. Mais je ne peux pas être totalement heureux avec ça. Que pensez-vous du destin de Zidane, déjà champion d’Europe ? Ce que je pense, c’est qu’il a eu la fortune de diriger l’une des trois meilleures équipes d’Europe avec le Barça et le Bayern. Etre au Real Madrid est un poste privilégié.

Simeone : « Mon avenir ? Je pense y penser »

Quelle défaite est la plus dure : celle de Lisbonne ou celle-ci ? Je ne sais pas en vérité quelle finale me fait le plus mal. Ce qui me fait mal, c’est de voir ces gens qui ont payé pour venir et qui ont vécu une désillusion. Ça me fait mal de ne pas avoir pu leur offrir un succès. Pensez-vous que c’est une injustice d’avoir perdu ces deux finales ? Non, celui qui gagne au foot, c’est celui qui mérite de gagner. Il n’y a pas d’excuses pour moi. Pensez-vous continuer à l’Atletico ? Je pense y penser. Allez-vous réfléchir à votre avenir  ? Vous me questionnez sur ce que je pense, je réponds ce qui me passe par la tête, c’est juste une sensation du moment. Je le répète, je réponds ce que je ressens. Après une défaite, la question est logique, mais je suis fier de mes joueurs qui ont fait un effort extraordinaire. C’est un match très dur pour nous, surtout après avoir sorti le Barça et le Bayern.  On rate un penalty en seconde période. Mes joueurs, je les adore. Ils donnent le maximum, à l’image de Gabi, ou Filipe Luis…  J’ai un groupe très fort. « Ne pleurez pas », je leur disais, quand vous donnez tant… C’est le destin, cette coupe ne nous était pas destinée.
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