Simeone, de Bielsa au Cholo style

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Simeone, de Bielsa au Cholo style
Simeone, de Bielsa au Cholo style

Après avoir muselé la plus féroce des offensives d'Europe, la défense de l'Atlético s'attaque à celle, tout aussi inquiétante, du Bayern. Simeone contre Guardiola. Pourtant, le Cholo n'a pas toujours été un apôtre de la résistance : lui aussi est un disciple de Bielsa.

Défense. Longtemps un gros mot, le terme est récemment redevenu en vogue, porté en étendard par des Matelassiers inlassables. Qu'importe que l'Atlético ne produise pas toujours le football le plus attractif. Preuve en est la victoire samedi contre Málaga : une victoire 1-0 grâce à une frappe déviée. Diego Simeone supervisait l'ouvrage des tribunes, expulsé après qu'un ballon supplémentaire a été jeté sur le terrain lors d'une offensive des Andalous par un ramasseur de balle, évidemment sur ordre du Cholo. Le 21e clean sheet de la saison pour les Madrilènes, rien de moins. Et que dire de la qualification acquise en Ligue des champions face au Barça ? Au retour, avec 23% de possession et 116 passes contre 588, l'Atlético s'est imposé 2-0. Merci, au revoir. Dans ce grand combat ancestral entre le bien et le mal, la défense avait triomphé pour un temps. À sa tête, un homme : le Cholo Simeone. Un homme fier, passionné, intense, qui avait créé une équipe à son image, compacte, dense, tenace, basse. Pleine de grinta, de sueur et de cœur. Une équipe pour les tacleurs du monde entier, pour ceux qui mettent la tête où d'autres ne mettraient pas le pied, qui n'ont que faire du beau jeu, les milieux défensifs prêts à se jeter à la gorge de l'adversaire et en contre aussitôt le ballon récupéré. Une équipe de prolétaires, de petits, de revanchards, contre les beaux Blaugrana, évadés fiscaux, et les autres. Sauf que la vérité est plus nuancée. S'il est indéniable que l'Atlético de Madrid EST Diego Simeone, il ne l'a pas toujours été.

Le Cholo, ou le Cruyff des Colchoneros

Bielsista comme Guardiola


Avant d'être un modèle de réussite et de stabilité, la carrière d'entraîneur de Simeone a tout du chemin semé d'embuches, de hauts, de bas, de formations diverses, et presque bizarrement, d'attaque. Lorsqu'il raccroche les crampons en 2006 au Racing, il prend directement place sur le banc pour sauver le club de la relégation. À l'époque déjà, il a ses idées. Celles qu'on reconnaît facilement : " Le supporter intelligent n'est pas celui qui est obsédé par le fait que son équipe joue bien, mais plutôt par sa volonté de…



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