Simeone-Benitez, loin d'être différents

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Simeone-Benitez, loin d'être différents
Simeone-Benitez, loin d'être différents

Mis à part leur situation géographique, tout oppose Real Madrid et Atlético. Un constat qui s'applique tout de même de moins en moins depuis la nomination de Rafa Benitez. En effet, ce dernier partage beaucoup de points communs avec son homologue rojiblanco.

L'ébullition madrilène approche. De nouveau. Pour la 262ème fois de son histoire, la capitale espagnole s'apprête à vivre un duel épique entre sa portion sud et sa portion nord, entre ses Rojiblancos et ses Merengues, entre son équipe d'ouvriers et son fanion noble. Un derbi madrileño qui, avec le tandem des guérites argentino-italien, pensait avoir trouvé ses deux coqueluches. En treize rencontres, le bilan frôle une égalité parfaite - quatre nuls, quatre victoires d'Ancelotti, cinq de Simeone - que ne déséquilibre que la finale de Ligue des champions de Lisbonne. Insuffisant, néanmoins, pour un Florentino Pérez qui limoge l'homme de la Decima en juin dernier. De la dualité de ses bancs de touche, le derby de la capitale espagnole offre désormais de nombreux parallèles entre les deux capitaines de bord de l'Atlético et du Real. Pas plus tard qu'en mars dernier, Rafa Benitez évoque en ces termes son adversaire du soir : "La Juve et la Roma ont, sans aucun doute, de meilleures capacités économiques. Dans ce sens, Naples doit faire comme l'Atlético de Madrid ou Valence". Une comparaison qui, malgré les millions madridistas, fait toujours sens.

Habitué du Bernabéu et propriétaire du Calderon


Les prémices de la saison 2003/04 ne présagent rien de bon pour l'Atlético de Gregorio Manzano. Schizophréniques au possible, ces Colchoneros reçoivent une claque dans leur Vicente Calderon. Une défaite cinglante (0-3) qui ne doit rien au hasard : trop forts, les Chés de Rafa Benitez s'apprêtent à filer vers leur sixième couronne nationale tandis que les comparses d'un Diego Simeone vieillissant terminent à une anonyme septième place. Douze ans plus tard, pour leurs retrouvailles dans le même théâtre, le vétéran aime la Gomina tandis que le néophyte traine son embonpoint - en place depuis cinq ans, le Cholo est le coach avec le plus d'ancienneté sur un banc de cette Liga. Les différences entre ces deux hommes s'arrêtent sur ces détails physiques. Car à ne pas s'y tromper, ils partagent plus qu'une place dans l'organigramme. La destitution de Carlo Ancelotti en atteste. Incapable de dégainer un argument recevable pour expliquer son choix, Florentino Pérez préfère complimenter son nouveau chouchou : "Rafa est un homme de la maison. Personne d'autre que toi ne symbolise mieux le Real, personne d'autre que toi ne sait mieux quelles sont les valeurs de ce club".

Cette…




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