Silvio Berlusconi comme Jean-Marie Le Pen

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L'ancien président du Conseil pense pouvoir reprendre le contrôle de Forza Italia. Mais le parti est en miettes et le leadership du vieux chef très contesté.
L'ancien président du Conseil pense pouvoir reprendre le contrôle de Forza Italia. Mais le parti est en miettes et le leadership du vieux chef très contesté.

Silvio Berlusconi est le Jean-Marie Le Pen de Forza Italia. Telle est désormais l'opinion de nombreux responsables de la droite italienne qui redoute de voir leur camp sombrer dans le naufrage de l'ex-Cavaliere. Le débat s'est ouvert alors que Silvio Berlusconi prépare son grand retour politique. En effet, l'ancien président du Conseil a été irréprochable durant les dix mois de travaux d'intérêt général accomplis dans un hospice de personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer. Le tribunal d'exécution des peines de Milan en a pris acte mardi et a éteint sa peine pour fraude fiscale. L'ex-Cavaliere est donc un homme libre et son passeport va lui être restitué dans les prochains jours. Il reste néanmoins inéligible jusqu'en 2019, mais ses avocats ont présenté devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) un recours contre la loi qui le prive de ses droits civiques. La réponse de la cour de Strasbourg est attendue pour l'automne prochain, et Berlusconi est persuadé qu'elle démontrera "la splendeur de son innocence". L'ancien président du Conseil dissoudrait alors Forza Italia, fonderait un nouveau parti et serait candidat contre Matteo Renzi en 2017.Un plan qui pourrait fonctionner si Forza Italia n'était pas d'ores et déjà un amas de ruines. Le parti a perdu 9 millions d'électeurs et est crédité aujourd'hui de 13 % d'intentions de vote. Certains des plus proches collaborateurs de Berlusconi ont déserté. Paolo Bonaiuti,...

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