Signons un traité de libre-échange avec le Canada qui ne menace pas le climat

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Nicolas Hulot et deux autres militants écologistes demandent au premier ministre canadien Justin Trudeau de faire du traité de libre-échange entre son pays et l’Europe un projet plus respectueux de l’environnement.

Nous venons de vivre un moment historique : moins d’un an après son adoption lors de la COP21, l’accord de Paris a été ratifié par 74 pays rejetant 58,82 % des émissions de gaz à effet de serre, dont le Canada et la France. Nous sommes à la veille d’une révolution climatique.

Il s’agit maintenant de négocier un virage serré : celui qui permettra de mettre en cohérence nos économies et nos investissements avec l’objectif de stabiliser le réchauffement climatique bien en deçà de 2 °C. C’est notre seule chance de protéger, au plus vite, les populations et les écosystèmes les plus vulnérables, en première ligne de la crise climatique.

Cette mise en cohérence prendra du temps, mais elle doit commencer maintenant. Le 27 octobre, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, sera à Bruxelles pour signer avec l’Union européenne (UE) un traité – le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) – visant à faciliter les échanges économiques entre son pays et l’Europe.

Mises en péril des engagements climatiques En l’état, cet accord va à contresens de nos engagements internationaux de limiter le réchauffement climatique bien en deçà de 2 °C. Il fait une grande place aux énergies fossiles et limite la capacité des Etats à prendre les mesures nécessaires à la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. En s’appuyant sur les tribunaux d’arbitrage, le CETA permettra aux entreprises de porter plainte contre un Etat adoptant une politique publique contraire à ses intérêts priv...

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