Signes positifs "limités" de Moscou sur l'Ukraine, dit l'UE

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RIGA/BERLIN, 8 janvier (Reuters) - Certains signes "limités" laissent penser que la Russie serait en train d'infléchir son attitude dans le dossier ukrainien, ont déclaré jeudi de hauts responsables de la diplomatie européenne. Federica Mogherini, Haute représentante de l'UE pour la diplomatie et la politique de sécurité, a déclaré lors d'une conférence de presse en Lettonie avoir constaté "certains signes positifs limités du côté russe". Edgars Rinkevics, chef de la diplomatie de la Lettonie, qui assume la présidence tournante de l'UE ce semestre, a estimé pour sa part que les discussions menées en décembre avec la Russie avaient envoyé "des signaux" d'une nouvelle approche du conflit. A l'issue d'un entretien avec Federica Mogherini, il a indiqué que l'UE cherchait le moyen d'engager un nouveau dialogue avec Moscou sur l'Ukraine. "Nous avons conclu que nous devions trouver l'occasion d'engager un nouveau dialogue politique avec la Russie concernant les événements d'Ukraine", a dit Edgars Rinkevics, qui doit se rendre à Kiev et à Moscou ce week-end. De son côté la chancelière allemande, Angela Merkel, a dit jeudi que les sanctions européennes visant la Russie pour son rôle dans le soulèvement séparatiste dans l'est de l'Ukraine ne seraient levées que si l'accord de Minsk censé mettre fin au conflit était appliqué dans sa totalité. TROP TÔT POUR CONFIRMER LA REUNION D'ASTANA La chancelière allemande, qui s'exprimait à Berlin aux côtés du Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, a dit également ne pas croire à une levée des sanctions imposées à Moscou après son annexion de la Crimée en mars. "J'ai peu d'espoir sur ce front", a déclaré Angela Merkel. "Les autres sanctions ont été instaurées en réponse à l'intervention dans l'est de l'Ukraine. L'application totale du protocole de Minsk est un moyen d'obtenir une levée des sanctions. L'ensemble du protocole doit être appliqué avant que nous puissions dire que les sanctions sont levées." Angela Merkel a ajouté qu'il était encore trop tôt pour confirmer la tenue d'une réunion internationale sur l'Ukraine le 15 janvier à Astana. Le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé le 29 décembre qu'il rencontrerait dans la capitale du Kazakhstan son homologue russe Vladimir Poutine, en présence de la chancelière allemande et du président français François Hollande. Mais Berlin et Paris ont exprimé en début de semaine des doutes sur la tenue de cette réunion. ID:nL6N0UK1US L'accord de Minsk, conclu le 5 septembre, est un protocole en 12 points censé mettre fin aux affrontements qui ont fait près de 5.000 morts dans l'est de l'Ukraine depuis avril. Mais des combats meurtriers ont régulièrement eu lieu depuis et ces dernières semaines, un échange de prisonniers a constitué le seul progrès tangible sur le terrain. (Alastair Macdonald; Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye pour le service français)

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  • Berg690 le jeudi 8 jan 2015 à 17:14

    Il ne fait plus aucun doute que kiev est le seul impliqué dans le crash du Boeing M-17. Dans d'autres hypothèses et notamment si c'était la Russie impliquée, les conclusions de l'enquête seraient depuis longtemps rendues.

  • v.sasoon le jeudi 8 jan 2015 à 15:56

    http://www.voltairenet.org/article186390.html