Sigfox, spécialiste des objets connectés, se déploie aux USA

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TOULOUSE, 16 septembre (Reuters) - Après une levée de fonds record de 100 millions d'euros en début d'année, la société toulousaine Sigfox a commencé à déployer son réseau cellulaire dédié à l'internet des objets aux Etats-Unis et devrait couvrir les dix plus grandes villes américaines d'ici avril 2016, a annoncé mercredi Ludovic Le Moan, cofondateur et PDG de Sigfox. L'opérateur du premier et unique réseau mondial bas débit pour les objets connectés et les communications dites "machine-to-machine", couvre déjà la France, l'Espagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Il est en cours de déploiement en Irlande, au Portugal, au Danemark et en République Tchèque. Aux Etats-Unis, Sigfox a ciblé dix villes majeures parmi lesquelles Boston, Los Angeles, Chicago, Houston, Atlanta et Dallas qu'elle a prévu de relier à son réseau d'ici la fin du premier trimestre 2016. Les villes de New York et de San Francisco sont déjà couvertes, a indiqué Ludovic Le Moan lors d'une conférence de presse. "Notre objectif est d'implanter notre réseau dans tous les pays du monde mais les Etats-Unis sont une priorité depuis le départ", a-t-il ajouté. "D'ici la fin de l'année 2016, la quasi-totalité du territoire américain devrait être couverte. Le Japon, la Corée, l'Inde seront les étapes suivantes', a précisé le dirigeant, qui prévoit d'investir entre 80 à 100 millions d'euros dans son déploiement aux Etats-Unis. Comme dans les autres pays, Sigfox compte s'adresser à la fois "aux grands industriels et à l'écosystème des startups" en les incitant à concevoir des produits, des services ou des applications utilisant sa technologie. Créée en 2009 à Toulouse par Ludovic Le Moan et Christophe Fourtet, la société a lancé en 2012 son réseau sans fil qui permet de connecter à internet des objets aussi divers que des compteurs d'électricité, des détecteurs de fumée ou encore des machines à laver. LE CAC 40 AU TOUR DE TABLE Pour lever le frein du coût des communications et de la consommation énergétique, Sigfox a opté pour des transmissions bas débit sur des bandes radio sans licence mais qui sont suffisantes pour l'envoi et la réception de "petits messages" sur de longues distances. En trois ans, la société dont le conseil d'administration est présidé par Anne Lauvergeon, ex-présidente d'Areva AREVA.PA , a connecté à son réseau quelque 5 millions d'objets. Après avoir déployé en France son réseau en propre, Sigfox a changé de modèle économique en passant des accords de licence avec des opérateurs de télécoms ou d'infrastructures qui installent les antennes et démarchent des contrats à sa place. Sigfox se rémunère sur la vente de forfaits de connectivité aux industriels qui vont, selon les volumes, de 1 euro à 10 euros par objet et par an. La société toulousaine qui compte 140 collaborateurs et deux filiales, l'une aux Etats-Unis et l'autre en Espagne, vise pour 2015 un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros. Depuis sa création, la société a levé 127,5 millions d'euros dont 100 millions en février dernier. Parmi les participants au nouveau tour de table figurent les groupes industriels français Engie ENGIE.PA et Air Liquide AIRP.PA , l'opérateur de télécommunications espagnol Telefonica TEF.MC , le japonais NTT Docomo 9437.T et le sud-coréen SK Telecom 017670.KS , l'opérateur de satellites Eutelsat ETL.PA , et le fonds spéculatif américain Elliott Management. (Johanna Decorse, édité par Jean-Michel Bélot)


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  • dotcom1 le mercredi 16 sept 2015 à 15:54

    Encore une boîte dont on ne peut acheter les actions...