Siemens tourne la page du nucléaire

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Le géant industriel allemand renonce à construire de nouveaux réacteurs et à son alliance atomique avec le russe Rosatom. Déjà en pointe dans l'éolien, il va miser davantage encore sur les énergies renouvelables.

De notre correspondant à Berlin.

La vague verte qui a déferlé outre-Rhin après la catastrophe atomique de Fukushima vient de faire capituler un premier groupe industriel. Le géant de l'industrie allemande Siemens a renoncé, dimanche, à son activité dans le nucléaire, qu'il juge sans issue depuis l'abandon de l'atome civil en Allemagne. Alors que Berlin a décidé de fermer les dix-sept centrales nucléaires allemandes à l'horizon 2020, Siemens décide de s'inscrire dans la stratégie du gouvernement fédéral et de se renforcer encore dans le domaine des énergies renouvelables.

«Le chapitre nucléaire est clos pour nous», a déclaré Peter Löscher, PDG du groupe munichois, à l'hebdomadaire Der Spiegel. «Nous ne nous impliquerons plus dans la gestion totale de la construction de centrales nucléaires ou dans leur financement. À l'avenir, nous continuerons à livrer des pièces conventionnelles, comme des turbines à vapeur (...), que l'on trouve aussi dans les ce

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