Siemens France : «Nous offrons un avenir solide à Alstom dans le ferroviaire»

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Siemens France : «Nous offrons un avenir solide à Alstom dans le ferroviaire»
Siemens France : «Nous offrons un avenir solide à Alstom dans le ferroviaire»

Alors que l'offre de l'américain General Electric pour le rachat de la branche énergie d'Alstom a été prolongée jusqu'au 23 juin, l'allemand Siemens, lui, finalise la proposition qu'il fera au groupe français avant le 16 juin.

 

Emploi, stratégie industrielle, nucléaire... Entouré au quotidien -- ironie de l'histoire -- de nombreux anciens d'Alstom, le patron de Siemens France, qui ne s'était jamais exprimé dans la presse sur ce dossier, détaille à notre journal l'intérêt d'un rapprochement entre l'entreprise française et sa rivale allemande.

 

Où en est Siemens de son offre de rachat d'Alstom énergie ? Allez-vous en déposer une ?

CHRISTOPHE DE MAISTRE. Ceux qui doutent du sérieux de la démarche de Siemens seront déçus. Nous l'avons dit : nous allons faire une proposition d'ici le 16 juin. Nous sommes très engagés ! Mais on ne s'allie pas avec un groupe de près de 100 000 personnes en trois jours, à la hussarde... Nous connaissons bien Alstom et sommes souvent partenaires, par exemple sur la ligne 1 ou la ligne 14 du métro parisien. Nous nous sommes rapprochés d'Alstom depuis de longs mois, notamment il y a six mois, lorsqu'ils ont annoncé vouloir ouvrir aux investisseurs le capital de leur branche transport. Depuis le 7 mai, date à laquelle nous y avons eu accès, 100 experts de chez Siemens ont regardé les comptes d'Alstom. Ils ont regardé les projets, les contrats, les contraintes, les risques, les perspectives...

 

Quelle est votre ambition ?

Notre idée, c'est de créer deux champions européens, l'un dans le transport, Alstom, l'autre dans l'énergie, Siemens. Ce rapprochement serait aussi important pour l'avenir de l'Europe que les élections européennes. Il y a là une occasion unique de créer un « Airbus de l'énergie » et un « Airbus des transports », domaine dans lequel il faut affronter la concurrence de deux géants chinois, qui disposent chacun d'une puissance de feu financière deux fois plus ...

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  • neutro le jeudi 5 juin 2014 à 10:19

    Si je me souviens bien, on donnerait 15 milliards de chiffre d´affaire à Siemens pour l´énergie qui lui, passerait à plus de 80 milliards au total et Alstom resterait avec ses 5 milliards + une part de Siemens pour le ferroviaire. C´est cela les 2 “Airbus“, c´est plutôt un Airbus et un ULM...

  • finkbro1 le jeudi 5 juin 2014 à 07:53

    et il a oublié : "et le chômage pour de très nombreux salariés". Surtout que le ferroviaire commence à devenir une activité boiteuse.