Siemens et Gamesa seraient proches d'une fusion dans l'éolien

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FUSION DANS L'ÉOLIEN PROCHE ENTRE SIEMENS ET GAMESA
FUSION DANS L'ÉOLIEN PROCHE ENTRE SIEMENS ET GAMESA

MUNICH/MADRID (Reuters) - Le géant industriel allemand Siemens et le spécialiste espagnol des énergies renouvelables Gamesa sont parvenus au stade final des négociations d'un accord de fusion de leurs activités dans l'éolien, a-t-on appris mercredi de deux sources proches du dossier.

"Ils sont encore réunis à Madrid en ce moment", a déclaré l'une des sources. "L'accord est imminent. La valeur d'entreprise de la coentreprise est proche de dix milliards d'euros."

Le nouvel ensemble né d'un tel rapprochement ravirait le premier rang mondial du marché des éoliennes au danois Vestas en terme de parts de marché. Il serait présent aussi bien sur des marchés déjà parvenus à maturité, comme l'Amérique du Nord et l'Europe, que sur des marchés émergents en forte croissance, comme l'Inde, le Mexique ou le Brésil.

Siemens est aujourd'hui puissant dans le marché de l'éolien au large des côtes, l'offshore, mais reste relativement faible dans l'éolien terrestre et sa rentabilité sur ce segment est encore fragile.

De son côté, Gamesa est bien implanté dans les pays émergents, notamment en Amérique latine, où il s'est développé après la réduction des aides publiques aux énergies renouvelables en Espagne en 2013. Le groupe espagnol prévoit une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires jusqu'en 2017, avait déclaré son président à Reuters en novembre.

Un accord Siemens-Gamesa marquerait une nouvelle étape de la consolidation en cours du secteur des équipements de production d'énergie éolienne, qui a connu plusieurs années de surcapacités et de pertes financières mais doit faire face aujourd'hui à une croissance de la demande.

En octobre, le fabricant allemand de turbines Nordex a annoncé le rachat des activités éoliennes de l'espagnol Acciona pour 785 millions de dollars.

Vestas avait donné le coup d'envoi de ce mouvement de concentration fin 2013 en s'associant au japonais Mitsubishi Heavy Industries dans la construction de turbines offshore, une activité gourmande en capitaux.

Gamesa a quant à lui conclu en 2014 une alliance avec le français Areva pour construire des éoliennes offshore, un partenariat qui assure à un éventuel ensemble Siemens-Gamesa un accès au marché français.

(Alexander Hübner à Munich et Jose Elias Rodriguez à Madrid, Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)

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  • umrk il y a 10 mois

    Panneaux solaires chinois, moulins à vents allemands, plus aucun emploi pour nos ingénieurs, voilà la transition énergétique ....