Sidérurgie : «La nationalisation n'a pas enrayé les destructions d'emplois»

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INTERVIEW - Pour Françoise Berger, professeur d'Histoire économique à l'Institut d'études politiques de Grenoble, l'Etat a accompagné la restructuration du secteur, au prix d'un coût financier et social considérable.

Dans quel contexte la gauche a-t-elle nationalisé le secteur sidérurgique?

Lorsque l'Etat nationalise, juste après l'élection de François Mitterrand, les deux principales sociétés sidérurgiques - Usinor et Sacilor -, il a déjà versé au secteur plusieurs milliards de francs pour l'aider à sortir de la crise. Dès 1978, l'Etat transforme les créances qu'il détient sur ces sociétés en titres, pour une valeur de 5 milliards de francs. Si bien qu'il est déjà à cette époque le premier actionnaire du secteur. La nationalisation de 1982, qui est l'occasion d'une nouvelle augmentation de capital de 5 milliards, ne fait que renforcer cette position.

La nationalisation de la sidérurgie est-elle comparable aux autres n...



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