Sida-Les progrès menacés faute d'investissements, selon l'Onu

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    NEW YORK, 7 mai (Reuters) - L'épidémie de sida pourrait se 
prolonger indéfiniment si des mesures ne sont pas mises en œuvre 
au cours des cinq prochaines années, avertit le secrétaire 
général de l'Onu dans un rapport publié samedi.  
    Les progrès accomplis dans la lutte contre la maladie ont 
permis de réduire de 42% le nombre de décès depuis le pic 
atteint en 2004 et d'accroître considérablement l'espérance de 
vie des malades, mais ils pourraient être remis en cause faute 
d'investissements, souligne Ban Ki-moon.  
    "Au-delà des résultats obtenus, la lutte contre le sida nous 
a apporté la motivation et les moyens concrets nécessaires pour 
mettre fin à l'épidémie d'ici à 2030. Mais si nous acceptons le 
statu quo et en restons là, l'épidémie reprendra de plus belle 
dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire. Les 
investissements considérables que nous avons engagés et le plus 
grand mouvement que l'humanité ait connu pour défendre le droit 
à la santé auront été vains", dit-il.  
    Selon les auteurs du rapport, 26,2 milliards de dollars (23 
milliards d'euros) doivent être investis dans les quatre ans qui 
viennent pour mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030, 
conformément aux Objectifs de développement durable, que les 
Etats membres de l'Onu ont adoptés en septembre.  
    Malgré l'apparition de nouveaux outils et nouvelles 
approches, les programmes de prévention se sont affaiblis au 
cours des dernières années en raison d'une baisse des ressources 
financières et d'un manque de "leadership", regrettent-ils.  
    Le nombre d'infections n'a baissé que de 8% entre 2010 et 
2014 et continue à augmenter en l'Europe de l'Est, en Asie 
centrale, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord ou dans la région 
Asie-Pacifique. Environ 22 millions de personnes n'ont par 
ailleurs toujours pas accès aux traitements.  
 
 (Ellen Wlfhorst, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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