Sicav : une année difficile

le
0
Peu de gérants gagnent de l'argent cette année. Mais les actions américaines, une poignée de fonds diversifiés et certains fonds obligataires limitent les pertes.

La crise fait des ravages dans les portefeuilles! Du côté des actions, la crise secoue autant les Bourses européennes que celles des marchés émergents, et aucun gestionnaire n'a réussi à mettre son portefeuille à l'abri. Sur la zone euro,même les meilleurs fonds du classement sont dans le rouge: perdre moins de 10 % en 2011 est un exploit que très peu ont réussi. Le moins mauvais score est celui des sicav «actions américaines» puisque la crise de la dette a épargné, pour l'instant du moins, les États-Unis et Wall Street. Pour une fois, le jeu des devises n'a pas brouillé les cartes, car le dollar est resté finalement stable sur l'année face à l'euro. Même les fonds spécialistes de l'or et des métaux précieux n'ont pas offert le refuge attendu. «Ces fonds investissent dans les mines d'or, qui ont chuté en Bourse cette année, alors que, pourtant, l'once gagnait 20 %environ», souligne Cyril Lamotte, responsable de la multigestion chez Mirabaud France. Du côté des obligations, les bonnes surprises ne sont pas non plus légion. Quelques produits affichent des gains de plus de 20 %: ce sont des fonds très ciblés, qui misent sur les emprunts d'État américains ou allemands, les seuls à avoir tiré profit du séisme qui secoue la zone euro. Derrière eux, de nombreux fonds obligataires, investis notamment sur des emprunts d'entreprise de bonne qualité, parviennent à grignoter quelques pour-cent de hausse cette année.Mais beaucoup d'autres perdent de l'argent, en particulier du côté des fonds à «haut rendement», qui s'intéressent à demoins bonnes signatures et qui ont été rattrapés par la crise depuis septembre.

L'année fut épique aussi pour les gestionnaires de fonds diversifiés, ces fonds qui mêlent actions et obligations, avec pour mission de tenter de préserver le capital dans les périodes boursières troublées. «Il était très difficile de gérer ces fonds cette année, car les actifs qui paraissaient très chers au départ, comme les emprunts d'Etat allemands ou le yen, ont souvent été vendus. Or, ce sont ceux qui ont le plus monté», rappelle Cyril Lamotte. Quelques fonds de cette catégorie tiennent pourtant leurs promesses, en limitant le recul à 2 ou 3 % sur l'année, comme Carmignac Patrimoine (Carmignac Gestion) ou Eurose (DNCAFinance).

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant