Si, on va envoyer des SMS parfumés !

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Si, on va envoyer des SMS parfumés !
Si, on va envoyer des SMS parfumés !

Champagne ! Le texto expédié à tour de bras par les bacheliers de demain pourrait soudainement prendre le parfum de la bonne nouvelle, celle de fines bulles fruitées.

Une équipe de chercheurs franco-américaine présentait hier à Paris sa dernière trouvaille : l'envoi de textos olfactifs. Caramel, noix, odeur balsamique, pain grillé ou encore jasmin, l'utilisateur peut choisir, via une application téléchargeable sur la plate-forme d'achat d'Apple, parmi 32 odeurs associables à l'envi. Accolées à une photo envoyée par SMS, ces possibilités doivent se décliner jusque dans 300 000 odeurs avant d'arriver vers l'ophone, un socle surmonté de deux tubes cylindriques.

Un produit d'abord destiné aux industriels

« Il fonctionne comme avec des cartouches d'encre, sauf qu'elles sont aromatiques. Lorsque le signal électronique arrive, la cartouche tourne pour que l'arôme sorte dans un courant d'air et ventile l'odeur choisie », décrit l'inventeur David Edwards. « Le message dure dix secondes : il faut 3 ou 4 secondes pour identifier une odeur », poursuit le scientifique, qui a travaillé main dans la main avec un nez, Marlène Staiger. Cette professionnelle des effluves a musclé ses narines à coups de tasses de café humées et libellées : « Tout le travail a consisté à mettre une molécule sur le nom d'une odeur. Le sucre roux, par exemple, sa molécule, c'est l'homofuronol. Pour l'odeur de charlotte aux fraises, on a évidemment dû trouver un mélange plus complexe. »

Exposée au public au Laboratoire, centre de création scientifique parisien où l'invention a été mise au point, l'application se rode encore et doit s'enrichir de nouveaux effluves, assurent les créateurs. La commercialisation est prévue pour le deuxième trimestre 2015. Hier, c'est un mélange de beurre et de chocolat que nous avons pu sentir, sans pouvoir tester personnellement l'application. Les relents de cacao, un brin grillés, ne fleuraient ...

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