Si les footballeurs étaient des monuments...

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Si les footballeurs étaient des monuments...
Si les footballeurs étaient des monuments...

Xavi, Steven Gerrard ou Marc Planus qui quittent leur patrie en fin de saison, Ronaldinho qui plante ses derniers pions au stade Azteca, et Benjamin Nivet qui fait remonter Troyes dans l'élite. Les monuments du football n'ont jamais été aussi beaux qu'en ce moment. D'où une question importante : et si les footballeurs étaient de vrais monuments ?

Le Colosse de Rhodes Il était censé protéger l'île de Rhodes et représentait Hélios, dieu tutélaire de la ville. Érigé en mémoire de la résistance victorieuse face aux assauts de Démétrios 1er Poliorcète, il fait partie des sept merveilles du monde, rien que ça. Et pourtant, dès le premier tremblement de terre, ce colosse de bois et de bronze s'est croûté comme un condominium japonais de la préfecture de Fukushima. Loser. Cassé au niveau des genoux, il subit l'affront de rester sur ses demi-molles pendant presque 800 ans, avant qu'un nerveux belliqueux décide de le raser purement et simplement. On ne va pas se mentir, la comparaison est vite trouvée : le Colosse de Rhodes c'est Abou Diaby. Annoncé comme le nouveau Patrick Vieira par Arsenal, censé défendre la bande de puceaux de tonton Arsène, Abou sera bousculé dès le départ, et restera longtemps sur les genoux, blessé à 37 reprises. On attend toujours celui qui aura le courage de lui offrir un bouquet pour lui dire au revoir.


La BNF François Mitterrand a laissé beaucoup d'enfants derrière lui, mais aussi une bibliothèque : proche tous commerces, immeuble d'architecte, vue sur fleuve. Monument entièrement dédié à la culture du livre et au rayonnement de la France, on ne peut pas dire que les débuts de l'édifice furent faciles. Le milieu non plus d'ailleurs, et, hélas, on ne connaît pas encore la fin, mais, faites-nous confiance, ça ne se terminera pas bien. Entre les problèmes d'infiltration, le vol manifeste des conservateurs, le gouffre financier et cette dégueulasserie architecturale, personne n'a jamais compris la BNF. Et pourtant, Dieu sait qu'elle avait des choses à dire... Un point commun qu'elle partage avec Hatem Ben Arfa. Une promesse architecturale trop approximative, une défaite de la formation à la française, mais un amour immodéré pour les grands penseurs de la plume que furent Nietzsche et Oscar Wilde. Une certaine idée du style. Car comme il le dit lui-même : "J'aurais adoré être chanteur. C'est un métier qui rapproche les gens. Être Stevie Wonder m'aurait bien plu, tout simplement, même si je n'ai pas la même voix que lui."






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