Si les footballeurs étaient des cuites...

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On a beau les regretter chaque lendemain matin, on continue inlassablement à se les infliger chaque semaine, voire même chaque jour pour les plus téméraires (ou alcooliques). Une cuite, c'est souvent rigolo, parfois terrible et quelques fois, c'est propre. Au fond, une cuite, c'est comme le jeu d'un footballeur.

La Cyril Rool


Habitué des soirées depuis votre plus jeune âge, vous connaissez bien les exigences du monde professionnel. Vous avez vos adresses, et tout le monde vous connaît. Malheureusement, si les gérants des bars et des établissements de nuit vous connaissent si bien, c'est que vous leur faites terriblement peur. Vous enchaînez les pintes de bière et les verres d'alcool fort avec un engagement incroyable. Souvent, au milieu de votre folle soirée, le barman vient vous avertir : "Attention Cyril, tu y vas un peu fort, tu sais comment ça va se terminer pour toi..." Mais vous n'en avez que faire et continuez. Au final, vous finissez dans les bras des agents de sécurité, expulsé de la boîte après avoir vomi sur le comptoir. Le pire dans tout ça, c'est que vous recommencez chaque semaine.

La Freddy Adu


Des semaines qu'elle hante l'esprit, qu'elle déchaîne l'imaginaire. Cette cuite est même une fin en soi. Parce qu'elle promet d'être grandiose, entre orgie de vodka et défilé de petits postérieurs rebondis. Pire, des efforts ont été faits pour la préparer : repos la veille, gros repas le midi, achat des stocks la veille. Non, cette race tant attendue ne doit pas souffrir du hasard. Et c'est peut-être bien là le problème. Car à force de faire et refaire le match avant même de l'avoir joué, elle s'avère décevante. L'ambiance n'y est pas, la soirée décolle à peine, et les verres qui s'accumulent dans le gosier ont tout au plus un effet anesthésiant. Pire, un sentiment envahit l'assemblée : et si, finalement, la murge annoncée comme mémorable avait perdu de son charme, car porteuse de trop d'espoir ? D'ailleurs, un homme de goût vous le dira sans détour : la meilleure biture est celle qui n'est pas planifiée.

La Cristiano Lucarelli


Chaque pays connaît une variante de sa tournée des bars. Les jeunes Anglais raffolent des pubs golf, pendant lesquels de joyeux pocherons ont des objectifs à remplir en dessous d'un par. Les Québécois ont bien évidemment leur mot pour définir cette soirée qui ne déplairait pas à Cristiano Lucarelli : le barathon. L'attaquant italien a effectivement arpenté les différents clubs (douze au total) comme un étudiant en manque arpente les bars (douze au total) et a enchaîné les matchs (519 au total) comme un groupe d'enterrement de vie de garçon enchaîne les shots (519 au…





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