Si l'avion du Grande Torino ne s'était pas crashé...

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Si l'avion du Grande Torino ne s'était pas crashé...
Si l'avion du Grande Torino ne s'était pas crashé...

67 ans après la tragédie de Superga, on ne peut toujours pas s'empêcher de se demander à quoi aurait ressemblé le foot avec le Grande Torino encore en vie. Imaginons…

4 mai 1949. Il est un peu plus de 17h quand l'équipe du Torino atterrit à l'aéroport de Turin. Les Granata reviennent tout juste de Lisbonne, où ils se sont rendus pour affronter Benfica en l'honneur du capitaine portugais, Francisco Ferreira, qui compte bientôt prendre sa retraite. Juste avant, ce dernier avait d'ailleurs avoué à son grand pote Valentino Mazzola vouloir marquer le coup pour l'occasion. "Je voudrais organiser quelque chose de spécial", lui avait confié Ferreira. "Je voudrais affronter l'équipe la plus forte du monde." Ce jour-là, Leslie Lievesley et ses hommes avaient perdu 4-3, mais peu importe, ce n'était qu'un amical. Et puis, le Torino Calcio est champion d'Italie avec quatre journées d'avance depuis le partage 0-0 contre l'Inter, deuxième, à San Siro, quelques jours avant. À l'aéroport, le deuxième gardien Sauro Tomà, le défenseur Renato Gandolfi et le président Ferruccio Novo, qui étaient restés à Turin, viennent accueillir le groupe avant de partir manger un bon plat de fritto misto alla piemontese dans un restaurant pas loin du stade Filadelfia.

Les choses sérieuses commencent


Les quatre dernières journées de championnat sont survolées comme le reste de la saison, avec notamment un sévère 6-0 infligé à la Fiorentina. Chaud comme jamais, Mazzola plante cinq buts en quatre semaines et se positionne troisième au classement des buteurs, avec 21 réalisations, aux côtés du Hongrois de Bologne, István Mike Mayer. Et de cinq pour "Gli Invincibili" qui dominent facilement le championnat italien depuis 1943, avec deux ans d'interruption à cause de la guerre. Pour le président Novo, "on ne change pas une équipe qui écrase tout sur son passage " donc le onze type Bacigalupo, Maroso, Rigamonti, Ballarin, Martelli, Grezar, Mazzola, Loik, Ossola, Menti, Gabetto rempile pour une saison avec seulement quelques renforts. Le premier défi est la Coupe latine, fraîchement créée et opposant les champions d'Italie, d'Espagne, du Portugal et de la France, au mois de juillet. Gabetto ne fait qu'une bouchée de la défense du Sporting Lisbonne au premier match en inscrivant trois buts (3-0) et renvoie fissa les joueurs adverses manger leur bacalhau. De son côté, le Stade de Reims se prend une grosse claque 5-0 par le Barça. En finale, les buts pleuvent…


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