Shocking : la Royal Navy tombe-t-elle en ruine ?

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Le destroyer britannique HMS Duncan (au premier plan) escorte et surveille le groupe aéronaval russe constitué autour du porte-avions Amiral Kuznetsov (à l'arrière-plan), en mer du Nord, le 20 octobre 2016.
Le destroyer britannique HMS Duncan (au premier plan) escorte et surveille le groupe aéronaval russe constitué autour du porte-avions Amiral Kuznetsov (à l'arrière-plan), en mer du Nord, le 20 octobre 2016.

L'affaire fait grand bruit en Grande-Bretagne. La Royal Navy, fer de lance de ce pays insulaire, frôle l'humiliation. Les frégates et destroyers de la marine britannique n'auront plus de missiles antinavires à partir de 2018, rendant presque impossible le combat contre d'autres navires de surface. « La puissance de feu de nos navires de guerre sera réduite à un niveau inférieur à leurs équivalents du XIXe siècle », s'émeut The Register. L'amiral à la retraite Chris Parry dénonce dans The Telegraph « un gouvernement irresponsable » et des navires « qui sont là pour la figuration, pas pour le combat ».

Les navires modernes ont en effet délaissé les énormes canons de marine, avec l'entrée en service progressive des missiles antinavires à partir des années 1960. Mais les vieux missiles Harpoon, développés dans les années 1980 et toujours en dotation dans la Royal Navy, doivent être retirés du service en 2018. Ils ne seront pas remplacés avant dix ans, le programme manquant de fonds.

Pas d'argent pour une solution temporaire

Pire : les missiles antinavires Sea Skua équipant les hélicoptères de la Royal Navy doivent eux aussi être retirés du service, en 2017, et ne seront remplacés par les nouveaux missiles franco-britanniques Sea Venom qu'en 2020, date à partir de laquelle les marins retrouveront donc un semblant de puissance de feu contre les...

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