Shimon Peres, mort sans avoir vu la paix

le , mis à jour à 06:47
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Shimon Peres, mort sans avoir vu la paix
Shimon Peres, mort sans avoir vu la paix

Parmi les grands de la planète qui se presseront demain au cimetière national du mont Herzl à Jérusalem pour un adieu à Shimon Peres, l'ancien président israélien mort hier à 93 ans, y aura-t-il un dirigeant arabe ? Hier, très peu d'entre eux avaient annoncé leur venue. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, s'est borné à envoyer un télégramme pour saluer « un partenaire courageux pour la paix », en contraste avec l'avalanche de réactions émues dans le reste du monde.

 

Paradoxe amer pour celui qui fut l'un des artisans, avec le Premier ministre Yitzhak Rabin et le chef palestinien Yasser Arafat, des accords d'Oslo en 1993 — pour lesquels le trio recevra le prix Nobel de la paix l'année suivante. Mais c'est aussi l'illustration qu'en dépit des rêves et des efforts de cet inlassable faiseur de paix cette dernière paraît plus éloignée que jamais entre Israéliens et Palestiniens. « Shimon Peres était peut-être le dernier en Israël à y croire vraiment », témoignait hier un habitant de Jérusalem.

 

Un faucon devenu « colombe »

 

Ces derniers mois, affaibli par deux attaques cardiaques, il voyageait encore pour son Centre Peres pour la paix. « Optimistes ou pessimistes, nous finirons tous par mourir, avait-il déclaré dans une interview à notre journal en 2010 : alors permettez-moi d'être optimiste ! »

 

Avant d'être une « colombe », Shimon Peres fut un faucon. C'était le temps où l'Etat juif, né en 1948, était en guerre quasi permanente avec ses voisins arabes. Le cadre travailliste (socialiste), élevé dans un kibboutz de Galilée où sa famille était arrivée de Pologne alors que Shimon était âgé de 11 ans, est responsable au ministère de la Défense des achats d'armements.

 

Toutefois, la possession de l'arme atomique par Israël n'a jamais été infirmée ni confirmée. « Un jour, raconta Peres au Parisien - Aujourd'hui en France, le secrétaire général de ...

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