Shell veut rachater BG, numéro trois britannique de l'énergie

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(Actualisé avec détails, contexte) 8 avril (Reuters) - Royal Dutch Shell RDSa.L est en discussions avancées avec BG Group BG.L en vue d'une éventuelle offre de rachat qui, le cas échéant, serait la première méga-fusion dans le secteur pétrolier depuis le début des années 2000. En mettant la main sur le numéro trois britannique, Shell, qui est le numéro un devant BP BP.L , pourrait renforcer des positions déjà dominantes dans le secteur du gaz et réduire l'écart avec l'américain Exxon Mobil XOM.N , première "major" mondiale. BG, qui pèse 31,2 milliards de livres (46,2 milliards de dollars) en Bourse, a fait état de discussions avancées avec Shell, dont la capitalisation boursière est de 136,6 milliards de livres, après que le Wall Street Journal a, le premier, fait état de ces pourparlers. A Wall Street, Exxon Mobil pèse 359,7 milliards de dollars. "Il n'y a aucune certitude quant au lancement d'une offre sur BG", déclare BG dans un communiqué, précisant que Shell doit annoncer ses intentions d'ici le 5 mai. Le groupe pétrolier anglo-néerlandais s'est refusé à tout commentaire. La possibilité d'un rapprochement entre Shell et BG intervient dans un contexte de chute des cours du pétrole, qui s'explique surtout par un déséquilibre persistant entre une offre abondante, alimentée à la fois par le boom du gaz de schiste en Amérique du Nord et le refus de l'Opep de baisser sa production, et une demande relativement atone. Depuis un dernier pic de juin 2014, les prix du pétrole ont été divisés par près de deux, ce qui crée un environnement similaire à celui du début des années 2000, quand ont eu lieu nombre de fusions et acquisitions de grande ampleur dans le secteur. Ce fut alors que BP a racheté Amoco et Arco, qu'Exxon a absorbé Mobil et que Chevron CVX.N a mis la main sur Texaco. Nombre de banquiers notent toutefois que le temps des méga-fusions est révolu, ne fût-ce qu'en raison du nombre plus limité de cibles. Après des années d'investissements élevés, notamment dans de nouveaux projets en Australie et au Brésil, BG a dû à son tour s'adapter au bas niveau des cours du pétrole, le groupe ayant ainsi prévu de ramener son enveloppe à entre six et sept milliards de dollars cette année, contre 9,4 milliards en 2014. ID:nL6N0VD24Z Le groupe, qui a récemment averti à plusieurs reprises sur ses résultats, vient de se doter d'un nouveau directeur général, Helge Lund, débauché de chez Statoil STL.OL . En prenant en compte l'endettement, de quelque 12 milliards de BG, un rapprochement avec Shell serait la plus importante opération de fusion et acquisition depuis le début de l'année et la quatrième en importance dans le secteur pétrolier depuis 1996. (Narottam Medhora et Sai Sachin R à Bangalore, avec la contribution de Greg Roumeliotis,; Patrick Vignal et Benoît Van Overstraeten pour le service français)


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