Shell prévoit 2.800 emplois détruits de plus après la fusion

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    * Feu vert de Pékin à la fusion 
    * Encore 3% des emplois perdus dans la nouvelle entité 
    * AGE de Shell et de BG sur la fusion 
    * L'opération censée être bouclée au début 2016 
    * L'action Shell baisse 
 
 (Actualisé avec des précisions, cours de Bourse) 
    par Ron Bousso 
    LONDRES, 14 décembre (Reuters) - Royal Dutch Shell  RDSa.L  
pense supprimer encore des milliers d'emplois pour réaliser des 
économies si son OPA sur BG Group  BG.L  se réalise comme prévu 
au début de l'an prochain à la suite du feu vert donné par la 
Chine à l'opération. 
    Cette acquisition annoncée le 8 avril est autorisée par le 
ministère du Commerce chinois, a dit le géant pétrolier 
anglo-néerlandais lundi. L'Australie, le Brésil et l'Union 
européenne avaient donné leur accord précédemment. 
    Shell et BG vont à présent envoyer une notice de fusion à 
leurs actionnaires et convoquer des assemblées générales 
extraordinaires (AGE) pour qu'ils votent. En cas de oui, 
l'opération sera soumise à la justice 10 jours plus tard et 
pourrait ainsi être bouclée d'ici le début février. 
    Certains actionnaires doutent du bien fondé de la 
transaction au vu de la chute des cours pétroliers. La baisse de 
l'action Shell depuis avril implique que la valeur de 
l'opération est tombée de 70 à 53 milliards de dollars (64 à 
48,3 milliards d'euros). 
    "Aux cours actuels du pétrole, l'opération n'est pas très 
judicieuse financièrement. Il faut vraiment espérer une remontée 
des cours pour que l'opération marche", a dit David Cumming 
(Standard Life Investments) à la BBC lundi. 
    Pour les analystes du Crédit Suisse, l'opération est 
pertinente d'un point de vue stratégique. "Evidemment, quand on 
regarde les prix pétroliers ça ne va pas de soi... Mais nous 
sommes dans le camp du 'oui' non seulement en raison de la 
logique stratégique sur le long terme mais encore parce que le 
directeur général et le président de Shell sont à notre avis 
tout à fait à leur place dans un tel environnement". 
    Peu après avoir fait état du feu vert de la Chine, Shell a 
publié un communiqué dans lequel il écrit qu'il compte supprimer 
2.800 emplois au sein de l'entité issue de la fusion. 
    Cela représenterait 3% environ des effectifs du nouveau 
groupe, qui seront de l'ordre de 100.000 personnes, la moitié 
environ des 5.000 emplois de BG. Ces 2.800 emplois détruits 
s'ajouteraient aux 7.500 que Shell comptait déjà supprimer dans 
le monde entier.  
    Le pétrolier anglo-néerlandais avait déjà conçu des mesures 
destinées à protéger le dividende et le cashflow à la suite de 
la fusion, s'étant fixé pour objectifs 3,5 milliards de dollars 
d'économies et 30 milliards de dollars dégagés de cessions 
d'actifs. 
    L'action Shell perdait 1,5% à 1.432 pence vers 13h20 GMT. 
    La fusion fera de Shell le premier négociant mondial de gaz 
naturel liquéfié (GNL) et l'un des leaders mondiaux des forages 
pétroliers offshore, avec une présente notoire au Brésil en 
particulier.  
 
 (Avec Adam Rose, Wilfrid Exbrayat pour le service français, 
édité par Marc Joanny) 
 

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