Shell pourrait aider la raffinerie de Petit-Couronne

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PARIS (Reuters) - Un contrat avec Shell pourrait permettre à la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) de redémarrer ponctuellement son activité en attendant un éventuel repreneur, a-t-on appris de source syndicale.

Le contrat, qui pourrait être signé dans la semaine, permettrait à la raffinerie de distiller du pétrole brut appartenant à Shell, ancien propriétaire du site, pour lui fournir de l'essence et du gas-oil, a expliqué Nicolas Vincent, délégué CGT de l'entreprise.

"C'était dans les tuyaux et on a reçu aujourd'hui un courrier du ministère de l'Industrie", assurant que les sommes nécessaires au redémarrage de la raffinerie pourraient être mobilisées, a-t-il ajouté. "On a les fonds nécessaires."

Un porte-parole de Shell a confirmé que des discussions étaient en cours.

Cinquante millions sont nécessaires. L'Etat et Shell fourniront 20 millions chacun, les 10 millions restants étant couverts par des avances au titre des quotas d'émissions de CO2.

Les 550 salariés de Petroplus sont cependant plus intéressés par une solution à long terme et craignent que le contrat de sous-traitance de favorise pas l'achat de l'usine par une repreneur.

"Malheureusement, la date limite des dépôts de candidature à la reprise du site est fixée au 15 mars et l'usine n'aura pas encore redémarré, a expliqué Nicolas Vincent. Les repreneurs potentiels n'auront pas vu ce que l'on sait faire."

Il faut deux mois à deux mois et demi pour redémarrer la raffinerie.

Plusieurs sociétés ont montré un intérêt pour le rachat de la raffinerie de Petit-Couronne, mise en redressement judiciaire après le dépôt de bilan de sa maison mère suisse.

Marc Parrad, édité par Patrick Vignal

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