Shell avertit que le Brexit pourrait freiner ses cessions

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    LONDRES, 8 juillet (Reuters) - Le directeur général de Royal 
Dutch Shell  RDSa.L , Ben van Beurden, a déclaré à des 
investisseurs que le choix de la Grande-Bretagne de sortir de 
l'Union européenne pourrait ralentir la mise en oeuvre du plan 
de cessions d'actifs de 30 milliards de dollars (27,2 milliards 
d'euros) lancé par la compagnie, notamment en mer du Nord. 
    Le groupe anglo-néerlandais prévoyait initialement de 
boucler d'ici 2018 environ ces cessions, qui portent sur des 
dizaines d'actifs dans le monde entier. Le plan vise à financer 
une partie du rachat de BG, une opération de 54 milliards de 
dollars menée à bien en février. 
    Le directeur financier de Shell, Simon Henry, avait déclaré 
auparavant que le programme de cessions pourrait prendre plus de 
temps que prévu au départ. Mais mercredi, Ben van Beurden a 
déclaré que l'incertitude dans laquelle évoluaient les marchés 
mondiaux depuis le résultat du référendum britannique sur 
l'Union européenne constituerait un obstacle pour les cessions, 
selon les propos rapportés par deux investisseurs qui ont 
assisté à son intervention lors d'un événement en marge du 
tournoi de tennis de Wimbledon. 
     "Ben a dit qu'après le Brexit, il pourrait falloir plus de 
trois ans pour achever les cessions", a dit à Reuters une source 
qui a requis l'anonymat car l'événement, organisé par Shell,  
n'était pas ouvert au public.  
    Ben van Beurden a ajouté que le Brexit "allait rendre plus 
difficile la mise en oeuvre des cessions", notamment en mer du 
Nord, selon une deuxième source qui a parlé avec lui.  
    Un porte-parole de Shell a déclaré qu'il n'y avait eu 
"aucune modification par rapport aux déclarations antérieures" 
du groupe sur les cessions 
    Selon trois sources bancaires, Shell a mandaté Bank of 
America Merrill Lynch afin de trouver des acquéreurs pour 
plusieurs actifs importants en mer du Nord, dont sa 
participation dans le gisement Buzzard, en espérant que ces 
cessions pourraient lui rapporter au moins deux milliards de 
dollars. 
    BAML s'est refusé à tout commentaire.  
     
 
 (Ron Bousso et Freya Berry; Marc Angrand pour le service 
français) 
 

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