Shaun of the stades

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Shaun of the stades
Shaun of the stades

Il ne fait pas partie du Ninety-Two club, mais explose les scores. Shaun Smith est un énergumène connu dans le milieu des groundhoppers, les amoureux des stades. Rencontre avec un fan qui ne s'arrête jamais et avoue souffrir de troubles obsessionnels compulsifs.

Shaun Smith a déjà été à Prague, une fois. Mais les multiples châteaux et cathédrales qui jalonnent la capitale tchèque ne sont pas restés gravés dans son esprit. La seule chose qu'il a retenue de son voyage, c'est le Juliska Stadion, le terrain de jeux du Dukla Prague. "Dans la tribune centrale, on avait une vue de toute la ville. C'était fantastique."

Il est comme ça, Shaun Smith. Sous son toupet anthracite, sa mémoire fonctionne à plein régime. Chaque stade correspond à une histoire. Et quand on a visité plus de cinq cents enceintes comme lui, on a des choses à raconter. Le rendez-vous a été pris au deuxième étage de l'Union Rooms, au 48 Westgate Road. Avant d'arriver à ce bâtiment d'architecture victorienne de Newcastle, il faut descendre une rue remplie d'un nombre irrationnel de magasins de motos. À croire que chez les Geordies, on aime aller vite. D'ailleurs, Shaun Smith gobe les mots comme il avale son café. Rapidement. La polaire du Royal Post Mail, son employeur, est posée sur la chaise à côté de lui.

C'est à huit ans qu'il démarre sa véritable passion. Il assiste à un match de Newcastle en 1974, l'année où les Magpies atteignent la finale de la FA Cup, perdue contre Liverpool. Il commence par faire tous les matchs de Newcastle à domicile avec son père. Au fur et à mesure, il enquille plus de onze cents matchs à Saint-James Park, le stade mythique de Newcastle. Un club qu'il a littéralement dans la peau – un tatouage d'un Magpie orne son avant-bras. Trois autres représentent les Beatles, les Clash et l'Ange du Nord, un monument local. Et dans les narines. "Quand j'étais jeune, il y avait une brasserie à côté du stade, près de la statue de Robson. Quand on allait aux matchs, une espèce d'odeur horrible ressortait et restait dans les tribunes. C'était infâme. Maintenant, même si l'odeur n'est plus là, j'ai quand même l'impression de la sentir."

"Clic clic clic !"


Une fois qu'il a quitté l'école vers seize ans, il se met au boulot pour se payer les déplacements. Il délaisse les relents de bière et va supporter son équipe de cœur dans tous les coins de l'Angleterre

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