SFR-Numericable : un administrateur de Vivendi règle ses comptes avec Bouygues

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SFR-Numericable : un administrateur de Vivendi règle ses comptes avec Bouygues
SFR-Numericable : un administrateur de Vivendi règle ses comptes avec Bouygues

Dix jours après la vente, par Vivendi, de SFR à Altice, le holding propriétaire de Numericable, Henri Lachmann en a gros sur le c?ur. Alors quand on lui demande son avis sur les conditions de cette vente, celui qui est un membre influent du conseil de surveillance de Vivendi se lâche. Président du comité chargé de faire le tri dans les offres de rachat et de donner un avis au conseil de surveillance, Henri Lachmann était aux premières loges de cette vente hors du commun, à l'enjeu majeur : plus de 15 milliards d'euros. Ce mercredi matin, il était l'invité du Cercle, association qui fait la promotion des actions des fondations et des philanthropes français. Très actif et impliqué dans ce secteur, celui qui fut aussi PDG de Schneider electric, 75 ans, ne s'est pas fait prier lorsque nous l'avons interrogé sur les circonstances de la vente et sur le rôle de Bouygues, candidat malheureux au rachat. 

Pressions «choquantes»

Très vite Henri Lachmann évoque «les pressions spectaculaires et choquantes» que Vivendi a subies; aussi bien du côté de Bouygues, l'autre candidat au rachat de SFR, que des pouvoirs publics qui avaient pris fait et cause pour Bouygues «sans connaître le dossier», dit-il. Henri Lachmann l'assure, «avec une fusion Bouygues-SFR, il y avait un vrai risque de suppression de 5 à 6000 emplois». Martin Bouygues s'était pourtant engagé à conserver tout le monde... «On peut faire partir des gens sans les licencier, rétorque-t-il. Martin Bouygues a promis de conserver les personnels en doublons dans le groupe, mais pendant ce temps-là, ce sont des emplois qui n'auraient pas été créés. Dans tous les cas, il y aurait eu de la casse sociale, tout le monde l'a reconnu, chez SFR comme chez Bouygues Telecom».

«Ostracisme de l'establishment»

Henri Lachmann prend soudain un air grave et se lance : «Le refus de l'autre, le sectarisme de tout l'establishment ont certainement joué ...

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