SFR/Bouygues/Iliad parlent consolidation, dit le PDG d'Orange

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 (Actualisé avec contexte) 
    PARIS, 16 septembre (Reuters) - Les opérateurs télécoms SFR 
 SFRGR.PA , Bouygues Telecom  BOUY.PA  et Iliad  ILD.PA  ont 
repris des contacts préliminaires au sujet d'une consolidation 
du secteur en France, a déclaré le PDG d'Orange  ORAN.PA , une 
information démentie par Bouygues et Altice  ATCA.AS , la maison 
mère de SFR.  
    Stéphane Richard "a évoqué la reprise de contacts entre les 
opérateurs sans qu'Orange soit moteur dans ces échanges" lors 
d'une rencontre avec des investisseurs à Londres le 13 
septembre, a rapporté un porte-parole de l'ancien monopole 
public. 
    "Le groupe Bouygues dément catégoriquement avoir repris des 
discussions avec des opérateurs télécoms en vue d'une 
consolidation du marché français", a réagi ce dernier dans un 
communiqué, un démenti aussi formulé par un porte-parole 
d'Altice.  
    Un porte-parole d'Iliad a de son côté refusé de commenter 
cette information. 
    Les actions Bouygues et Orange ont réagi positivement en 
Bourse à ces déclarations et ont fini en tête du CAC 40  .FCHI  
à la clôture avec des hausses respectives de 2,81% et 2,02%. Le 
titre SFR est resté stable et celui d'Iliad, la maison-mère de 
Free, a gagné 1,71%. 
    Depuis deux ans, les opérateurs télécoms ont déjà tenté à de 
multiples reprises de trouver un accord pour ramener à trois le 
nombre d'acteurs sur un marché éprouvé par la bataille des prix 
consécutive à l'arrivée de Free dans le mobile en 2012.        
    Dernière tentative en date, Bouygues et Orange avaient 
officialisé début janvier la reprise de discussions après avoir 
échoué une première fois à s'entendre en 2014. 
    L'opération, évaluée à 10 milliards d'euros, était 
conditionnée à la revente d'actifs de Bouygues Telecom à Free et 
SFR pour obtenir le feu vert de l'Autorité de la concurrence.  
    Les discussions ont été rompues début avril, les différents 
protagonistes se rejetant alors la responsabilité de cet échec.  
    Bouygues, qui a depuis décidé de faire cavalier seul, avait 
précédemment refusé un chèque de 10 milliards d'euros de l'homme 
fort des télécoms Patrick Drahi, le fondateur d'Altice. 
    En dépit de ces échecs répétés, certains investisseurs 
espèrent toujours une consolidation alors que la bataille des 
promotions continue de faire rage entre les opérateurs au moment 
même où ils doivent consentir de lourds investissements pour 
déployer leurs réseaux de très haut débit. 
 
 (Matthieu Rosemain, Gwénaëlle Barzic et Julien Ponthus, édité 
par Benoît Van Overstraeten) 
 

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