SFPI: un nouveau venu à la Bourse de Paris.

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(CercleFinance.com) - Vidé de sa substance par Avanquest, l'éditeur de logiciels Emme n'est plus. Mais son titre a subsisté en tant que coquille vide reprise cette année par la Société financière de participation industrielle (SFPI). Entré “par la fenêtre” à la Bourse de Paris au début du mois, SFPI capitalise à ce jour environ 300 millions d'euros.

SFPI ? La société a été fondée en 1985 par Henri Morel, son PDG. Elle a racheté et restructuré nombre de sociétés. M. Morel en est le PDG et l'actionnaire majoritaire via son holding Arc Management. Vient ensuite Jean-Bertrand Prot, avec son holding Spring Management (14,6% des parts et des voix) et différents fonds de capital développement dont ceux de CM-CIC, BNP Paribas et Naxicap, qui ensemble détiennent environ le quart des titres.

SFPI est une sorte de holding rassemblant des activités dans deux grandes branches : le bâtiment, ce qui comprend l'ex-Securidev (serrures et systèmes de fermeture), et l'industrie, notamment du côté des échangeurs thermiques et du traitement de l'air.

De 2012 à 2014, son CA annuel, quasi-stable, était à peine inférieur à 500 millions d'euros, pour un résultat opérationnel courant compris entre 20 et 25 millions d'euros, soit une marge proche de 5%. Grosse PME, SFPI emploie environ 4.000 personnes.

Après avoir racheté la totalité des titres Emme, SFPI a fusionné avec cette société cotée en novembre dernier. Ce qui a permis à SFPI d'entrer en Bourse sans passer par la case “introduction”. L'ex-action Emme, devenue SFPI, a fait ses premiers pas sur le compartiment C d'Euronext Paris sous son nouveau nom le 7 décembre dernier. La direction a aussi pris soin de conclure un contrat de liquidité (avec CM-CIC) et de déclarer le titre éligible au PEA-PME.

Les premiers pas en Bourse de l'action SFPI s'avèrent compliqués : le 7 décembre, le titre est grimpé jusqu'à 7 euros, soit une capitalisation de presque 630 millions d'euros ! Mais après avoir aligné les séances de baisse, voilà l'action revenue à 3,3 euros, soit l'équivalent d'un peu moins de 300 millions.

Il faut dire que pour l'heure, le flottant est des plus réduits, d'où des prix et des mouvements peu significatifs. Ce qui devrait changer (si, toutefois, les conditions de marché le permettent) : dans le document de fusion-absorption daté de fin septembre, Emme/SFPI déclarait que les actionnaires actuels avaient l'intention de reconstituer le flottant en cédant “de 10% à 15% du capital de l'entité fusionnée”. Et en tout pas plus de 20% des parts durant les douze prochains mois. Le contrôle majoritaire ne devant pas changer, les fonds seront probablement, le cas échéant, les principaux vendeurs. A suivre.

EG


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