Sexisme à l'Assemblée : une exception française ?

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Mariastella Gelmini doit sa carrière au Cavaliere. Elle est reconnue pour avoir porté une importante réforme de l'université.
Mariastella Gelmini doit sa carrière au Cavaliere. Elle est reconnue pour avoir porté une importante réforme de l'université.

En Italie, malgré les berlusconeries, la cause progresse

On pourrait imaginer que nos voisins du Sud n'ont rien à nous envier en matière de goujaterie. Eh bien ce n'est pas si simple. Ainsi le nombre de femmes a augmenté spectaculairement au Parlement italien, passant de 9,6 % en 1996 à 30,8 % (en France, il atteint 26,9 %, ce qui nous situe au 34e rang mondial entre... l'Afghanistan et la Tunisie !). Et les élues italiennes n'y font pas de la simple figuration : la chambre des députés est présidée par une femme, Laura Boldrini. Dans les partis politiques, elles jouent des rôles importants, davantage à droite qu'à gauche. Ainsi, dans la bataille sur la question de la confiance à accorder au gouvernement Letta, l'opposition était menée par Daniela Santanchè.

Certes, les "amazones" de Berlusconi sont fameuses, et ont commencé leur carrière comme potiches favorites du Cavaliere. Mais nombreuses sont celles qui ont déjoué le rôle qui leur était assigné : ainsi Mara Carfagna. Ex "soubrette" de programme télévisé, elle est à l'origine du divorce avec Veronica. Mais elle a quitté la chronique politico-people pour devenir une ministre de l'Égalité des chances plutôt appréciée y compris par la gauche. Elle est aujourd'hui porte-parole du Parti de la liberté. De même Mariastella Gelmini. Si l'Italie se demande s'il existe bien une écoute téléphonique dans laquelle elle avouerait les faveurs sexuelles concédées à son mentor, elle est...

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