Séville, une demie au bout de la nuit

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Séville, une demie au bout de la nuit
Séville, une demie au bout de la nuit

Après un combat acharné de 120 minutes, le FC Séville composte son ticket pour les demi-finales de l'Europa League au bout de la séance de penalty. Une rencontre informe d'ode au football espagnol qui n'aurait existé sans la magnifique partition de l'Athletic, pourtant vainqueur au Sanchez-Pizjuan (1-2).

Séville 2-1 Athletic Bilbao

Buts : Gameiro (59e) pour les Andalous // Aduriz (57e) et Raul Garcia (80e) pour les Basques

Et au bout de la nuit andalouse, Kevin Gameiro vient délivrer le peuple de Nervion… Une victoire épique, magistrale, qui se décide sur le dernier penalty d'une double confrontation merveilleuse entre des Basques héroïques et des Andalous au sang-froid redoutable. Les Sévillans se qualifient par la même pour leur troisième demi-finale consécutive et peuvent toujours espérer un cinquième sacre dans la compétition… Les Leones, eux, s'apprêtent à connaitre des regrets inextinguibles, et ce alors qu'ils se sont pourtant imposés au Sanchez-Pizjuan, une première depuis onze matchs européens.

L'intensité au service de la fureur basque


Qu'ils semblent loin, les torrents de pluie et l'humidité frigorifiante de Bilbao, se réconfortent les joueurs Leones au moment de rentrer dans un Ramon Sanchez-Pizjuan plus sexy que jamais. Europa League oblige, l'enceinte du champion d'Europe en titre tremble de toute sa carcasse lorsque l'hymne du Centenario raisonne a cappella. Une ambiance électrique habituelle pour les Sevillistas qui pousse les deux onze à imprimer une intensité loca. Si bien que dès le coup d'envoi, ils se transforment en boxeurs et s'échangent des coups. Les milieux, déboussolés, sont sautés, les ailiers virevoltent et la tension grimpe dans les tours. Au jeu des occasions, les Basques frappent les premiers : Aduriz, parfaitement lancé dans l'espace, prend le meilleur sur David Soria et pousse le cuir au fond des filets. C'est sans compter un retour express de Kolodziejczak qui, in extremis, dévie cette tentative sur le poteau. D'une surface à l'autre, Rami profite, lui, d'un centre sur-mesure de Krohn-Delhi mais n'arrive à cadrer sa reprise. Des occasions gâchées, symboles d'un premier acte décousu, qui découlent toutes d'une erreur adverse. Ou quand l'intensité entraine le brouillon.

La pause-pipi terminée, la rencontre conserve le même cap. Sans dominateur ni dominé, elle offre la part belle à l'incertitude. Un doute sur l'issue de la rencontre qui se confirme au grès des opportunités. D'abord en stress sur une…






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