Séville et Valence, duel d'outsiders contrariés

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Séville et Valence, duel d'outsiders contrariés
Séville et Valence, duel d'outsiders contrariés

Au coude à coude l'an passé pour se retrouver en Ligue des champions, Sevillistas comme Chés ne cessent de décevoir depuis le coup d'envoi de la saison. Victimes du syndrome de l'irrégularité, ces deux fanions trouvent pourtant des causes différentes à leurs maux. État des lieux avant des retrouvailles aux enjeux multiples.

Il y a de ça une semaine, le FC Séville repart d'Anoeta avec une défaite dans la besace. Une contre-performance qui, suite au succès acquis face au Real Madrid quinze jours plus tôt, empêche les Andalous d'enchaîner en Liga. Les Chés, pour leur part, trouvent le moyen de concéder un match nul à Mestalla face au modeste UD Las Palmas, une journée après avoir décroché une probante victoire sur la pelouse du Celta de Vigo. En soi, les états de forme en accordéon du FC Séville et du Valence CF suivent une courbe similaire depuis le coup d'envoi de la saison. Les Palanganas, déjà éliminés de la course aux huitièmes de finale, et les Chés, troisièmes en ballottage défavorable derrière La Gantoise, semblent trop frêles pour le haut niveau. Une régression, par rapport au dernier exercice, qui étonne tant à Mestalla, financièrement armé pour exister dans la cour des grands, qu'au Sánchez-Pizjuán, prêt à franchir le cap de la C3 vers la C1. Autant dire que ces retrouvailles entre deux ennemis notoires de Liga s'annoncent calientes.

Changements en pagaille et tribunes en feu


Victorieux d'une seconde Ligue Europa consécutive, les Sevillistas espèrent cet exercice comme celui du changement d'univers. Une ambition que légitime un mercato plus dépensier qu'à l'accoutumée, dont les têtes de gondole répondent aux noms de Konoplyanka, Llorente ou encore Rami. Pour autant, cette période estivale n'empêche pas le secrétariat technique de Monchi d'opérer à une rénovation profonde de l'effectif. Un élément clé du retard à l'allumage des Andalous selon les dires d'Unai Emery dans les colonnes du Pais : " Cela fait trois ans que je suis ici. À l'été 2013, des joueurs comme Negredo et Navas sont partis. Ensuite, en 2014, c'était au tour de Rakitić, Fazio ou encore Alberto Moreno de nous quitter. Cet été, c'était encore pareil. Ce renouvellement de l'effectif chaque année demande un temps d'adoption. Ce processus peut durer peu de temps, comme la saison passée, ou plus, comme c'est le cas actuellement." En chiffres, les mouvements estivaux du groupe sévillan se résument à pas moins de 26 départs pour 23 arrivées et expliquent pour beaucoup les soucis d'un effectif trop frêle "pour concurrencer City ou la Juve en Ligue des champions", dixit Emery.
[BR…

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