Seuls trois des acteurs déterminés à aboutir,dit Martin Bouygues

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    PARIS, 3 avril (Reuters) - Le PDG de Bouygues  BOUY.PA  
Martin Bouygues estime dans un entretien au Figaro que les 
quatre acteurs impliqués dans les négociations en vue du rachat 
de sa filiale télécoms par Orange  ORAN.PA  n'étaient pas tous 
déterminés à aboutir, ce qui a précipité selon lui l'échec d'une 
opération particulièrement complexe.   
    Orange  ORAN.PA  et Bouygues  BOUY.PA  ont annoncé vendredi 
l'abandon de leurs discussions entamées trois mois plus tôt en 
vue d'une transaction qui aurait ramené à trois le nombre 
d'opérateurs sur le marché français des télécoms.   
    Les négociations ont aussi impliqué les opérateurs 
concurrents Free (Iliad  ILD.PA ) et SFR  NUME.PA , candidats au 
rachat d'actifs de Bouygues Telecom, ainsi que l'Etat français, 
premier actionnaire d'Orange avec 23% du capital. 
    Dans un entretien publié lundi dans le Figaro, Martin 
Bouygues, qui est à l'initiative des négociations sur la vente 
de sa filiale, pointe du doigt les exigences du dirigeant de 
Free Xavier Niel sans toutefois le nommer. 
    "Mais si nous étions quatre à la table des négociations, 
nous n'étions que trois à vouloir aboutir. Manifestement, l'un 
des protagonistes nourrissait l'ambition d'avoir le maximum en 
payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se 
retirer", explique le dirigeant du groupe de BTP, de 
construction et de médias. 
    Prié de dire s'il fait référence à Xavier Niel, à l'encontre 
duquel il entretient une animosité notoire, Martin Bouygues 
répond : "Je laisse chacun libre de ses interprétations". 
    Selon plusieurs sources, si les discussions avec Free ont 
été difficiles, ce sont les exigences du ministère de 
l'Economie, jugées inacceptables par Bouygues, qui ont fini de 
faire capoter les négociations. 
    "L'Agence des participations de l'État (APE) nous a exposé 
ses exigences que j'ai trouvées très étranges. Cela dit, ce 
n'est pas cela qui a bloqué in fine l'opération", affirme le 
dirigeant de Bouygues. 
    "Si nous étions parvenus à un accord entre les quatre 
opérateurs, ce sujet-là aurait fini, je l'imagine, par trouver 
sa solution". 
    Le dirigeant se montre confiant dans les perspectives de la 
filiale télécoms qu'il a créée en 1994, tout en estimant que le 
statu quo nuira à la capacité d'investissement des opérateurs. 
    "S'agissant de Bouygues Telecom, je ne suis pas inquiet. 
L'entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre.  
Sa structure de coûts est une des plus basses du marché, et elle 
a l'un des meilleurs réseaux mobiles", assure-t-il. 
    Dans l'entretien, Martin Bouygues réaffirme qu'il entend 
passer la main dans un délai de deux à quatre ans, une 
succession déjà amorcée avec l'entrée programmée de son fils 
Edward et de son neveu Cyril au conseil d'administration du 
groupe.     
    "S'ils sont intéressés pour prendre des responsabilités dans 
le management du groupe Bouygues, ce sera bien. Mais ce n'est 
pas moi qui prendrai cette décision. C'est mon successeur et le 
conseil d'administration qui choisiront", explique Martin 
Bouygues. 
 
 (Gwénaëlle Barzic, édité par Véronique Tison) 
 

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