Seulement un investisseur sur deux fait confiance à son gestionnaire

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(NEWSManagers.com) - Partout dans le monde, les investisseurs n'affichent pas une très grande confiance dans les professionnels de l'investissement et ils estiment dans leur grande majorité que beaucoup pourrait être fait pour regagner leur confiance, selon une étude réalisée entre les 7 et 25 juin 2013 par le CFA Institute & Edelman Investor Trust auprès de plus de 2.100 investisseurs retail et institutionnels.

L'étude indique notamment que les investisseurs aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, à Hong Kong, au Canada et en Australie, sont seulement 53% à faire confiance à leurs gestionnaires dans la conduite de leurs activités. Les investisseurs retail (51%) sont un peu plus circonspects que les clients institutionnels (61%), les investisseurs aux Etats-Unis (44%) et au Royaume-Uni (39%) étant par ailleurs plus méfiants que ceux de Hong kong (68%).

Ce scepticisme à l'égard des professionnels de l'investissement n'affecte pas toutefois le point de vue des investisseurs sur les marchés de capitaux. Les trois quarts d'entre eux se disent optimistes sur leur capacité à dégager une performance satisfaisante. Mais le degré d'intensité de cette optimisme est plutôt limité, seulement 19% des investisseurs marquant une confiance sans faille.

" Cette étude envoie un message clair. La confiance est absolument déterminante pour l'avenir de la finance, et il est du devoir de tous les acteurs de contribuer à façonner un système financier vraiment digne de confiance" , estime John Rogers, président et directeur général du CFA Institute.

Un peu plus de la moitié des investisseurs (55%) relèvent que les gestionnaires avec qui ils travaillent ont été les plus efficaces pour améliorer leur confiance en les marchés de capitaux, contre seulement 41% des firmes d'investissement, 38% des régulateurs nationaux et 35% des régulateurs internationaux.

L'étude souligne enfin qu'il est essentiel de mettre les intérêts de l'investisseur en tête des priorités des gestionnaires afin de favoriser le retour de la confiance. Dans cette perspective, la performance n'est pas cruciale et ne devrait plus être mise en avant comme par le passé. " Les investisseurs indiquent dans cette étude qu'ils souhaitent un changement de culture, avec une attention renouvelée au comportement éthique" , insiste Kurt Schacht, managing director, responsables des normes et de l'intégrité des marchés financiers au CFA Institute.

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