Services publics payants : «Il faut des économies en contrepartie»

le
5
Services publics payants : «Il faut des économies en contrepartie»
Services publics payants : «Il faut des économies en contrepartie»

Agnès Verdier-Molinié dirige la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Fondation Ifrap), un think tank libéral. Elle a publié l’an dernier « On va dans le mur ! » (Editions Albin Michel). Pour elle, certaines missions de service public devraient être tarifées.

> Services publics payants, le contrepoint : «Les abus restent rares»

Plusieurs départements font déjà payer certaines interventions. Quel est le bilan ?

AGNÈS VERDIER-MOLINIÉ. On constate que les demandes pour ces interventions « accessoires » ont considérablement chuté dans les départements qui les font payer. Les gens réfléchissent à deux fois avant d'appeler des pompiers qui leur facturent plusieurs centaines d'euros pour débloquer une porte ou récupérer leur chaton. Mais, malgré l'effort de ces départements, le coût des services de pompiers explose : il s'élève aujourd'hui à 7 Mds€ contre 3,5 Mds€ au début des années 2000.

Que faire si une personne âgée appelle les pompiers ou les urgences après une chute qui s'avère sans gravité ?

Il faut développer les services de proximité vis-à-vis de ces catégories de personnes très fragiles. Cela peut aller de l'entraide entre voisins au bipeur connecté à des proches. Cela se fait déjà beaucoup à la campagne. Et ça fonctionne.

La gratuité des services publics n'est-elle pas normale dans un pays où les impôts et les contributions sociales sont déjà très élevés ?

C'est vrai pour toutes les missions essentielles qui sont d'ailleurs répertoriées dans des textes de loi. Et il n'est pas question de faire payer des interventions pour cas graves. Mais si on ne met pas de limites alors c'est la porte ouverte à tous les abus et, in fine, à des augmentations d'impôt encore plus importantes. Notamment de la part des départements dont les difficultés financières sont croissantes. Tout le monde paiera pour les abus de quelques-uns. Je ne suis ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • domsko il y a 8 mois

    Le bouquet final

  • aerosp il y a 8 mois

    Par pitié bourso, plus cette idiote ; elle n'a qu'a aller vivre dans un pays où il n'existe pas de service public mais qu'elle laisse sa carte vitale avant de partir

  • aiki41 il y a 8 mois

    la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques : on fait de la recherche en physique, en chimie, en biologie, etc. mais sur les administrations ?????? Je reste pantois !

  • p.lefou il y a 8 mois

    Si c'est payant ça n'a plus rien de public donc.......

  • kram123 il y a 8 mois

    si on donne moins faut prendre moins sinon a vraiment un probleme .Est ce la faillite d'un systeme?