Série d'explosions dans le sud de la Thaïlande

le , mis à jour à 10:30
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    HUA HIN, Thaïlande, 12 août (Reuters) - Plusieurs bombes ont 
explosé jeudi soir et vendredi matin dans des sites touristiques 
du sud de la Thaïlande, faisant deux morts et une vingtaine de 
blessés. D'après la police thaïlandaise, il n'existe "aucun lien 
direct avec le terrorisme". 
    A Hua Hin, à 200 km environ au sud de Bangkok sur le golfe 
de Thaïlande, deux premières bombes ont explosé jeudi soir près 
d'un bar. Une Thaïlandaise a été tuée. On compte également fait 
21 blessés, dont neuf étrangers. Deux autres bombes ont explosé 
vendredi matin, faisant un mort et trois blessés 
supplémentaires. 
    Deux autres bombes de faible puissance ont explosé à Patong 
Beach, sur l'île de Phuket, faisant un blessé léger, et deux 
autres à Phang Nga, un autre secteur touristique au nord de 
Phuket. 
    Ce vendredi est un jour férié en Thaïlande pour marquer 
l'anniversaire de la reine Sirikit. Du fait de ce long week-end, 
de nombreuses personnes ont afflué à Hua Hin, où des barrages de 
sécurité ont été établis par la police. 
    "Il est trop tôt pour tirer la moindre conclusion mais ce 
que nous tenons pour certain, c'est que ces incidents ne sont 
pas directement liés au terrorisme", a dit le colonel Krisana 
Pattanacharoen, porte-parole adjoint de la police. 
    "Il s'agit en fait de sabotage local et nous essayons d'en 
identifier les responsables", a-t-il ajouté.  
    Rien ne permet de dire en outre que ces attaques étaient 
liées les unes aux autres (il y a plus de 600 km entre Hua Hin 
et l'île de Phuket) ou qu'elles ont un lien avec les foyers 
d'insurrection dans les provinces à majorité musulmane du sud du 
pays, où on a recensé plus de 6.500 morts depuis 2004. 
    Hua Hin, Phuket et Phang Nga sont éloignées de ces zones de 
conflit, où les attaques visent généralement les forces de 
l'ordre et non pas les touristes. 
    Des bombes artisanales ont souvent été utilisées dans les 
périodes de troubles politiques qu'a vécues la Thaïlande au 
cours des dix dernières années. Depuis que les militaires se 
sont emparés du pouvoir à la faveur du coup d'Etat de mai 2014, 
de telles attaques se sont faites rares. 
    Mais le 17 août 2015, un attentat contre un temple hindou de 
Bangkok a fait 20 morts et plus de 120 blessés. La police, qui a 
accusé deux musulmans ouïghours de Chine, avait pareillement 
exclu tout lien avec un réseau international et expliqué que les 
deux auteurs de l'attentat appartenaient à un réseau de 
trafiquants d'êtres humains. 
    Les Thaïlandais ont voté dimanche dernier en faveur d'une 
nouvelle Constitution voulue par la junte militaire qui 
permettra à l'armée de contrôler les futurs gouvernements. 
  
    Les militaires affirment que la Constitution permettra de 
réduire les querelles politiques qui minent le pays et ont fait 
des dizaines de morts. Les adversaires du projet, notamment les 
partisans de l'ancienne Première ministre Yingluck Shinawatra, 
ont dénoncé un texte visant à asseoir le pouvoir des militaires. 
 
 (Prapan Chankaew; Benoît Van Overstraeten et Henri-Pierre André 
pour le service français) 
 
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