Sergio Parisse : « Nous ne sommes pas sauvés »

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Pourtant champion de France en titre, le Stade Français connaît une saison plus que compliquée. Après la trêve européenne, les Parisiens veulent renouer avec la victoire dès le week-end prochain face à Bordeaux-Bègles. Pour le capitaine, Sergio Parisse, il faut encore assurer le maintien du club.

Sergio Parisse, comment avez-vous vécu cette trêve européenne qui vous a permis de préparer ce match contre Bordeaux-Bègles ? Ça fait du bien, notamment physiquement, car nous avons eu un week-end de repos vu que nous avions fait une semaine assez physique. Certes, j’ai regardé le match entre Leicester et le Racing 92, c’est vrai qu’on aurait eu envie de jouer ce match, mais nous ne l’avons pas mérité. Bravo au Racing 92 qui a fait un très bon match et qui se qualifie pour la finale. De notre côté, tous les joueurs ont juste pu profiter de ces deux jours de repos. On peut entamer cette nouvelle semaine avant Bordeaux avec plus de fraîcheur. Essayons maintenant de se concentrer sur l’aspect technique et tactique pour remporter ce match. En tant que capitaine, quel est votre rôle alors que l’équipe est dans une situation compliquée ? Ce n’est pas facile. C’était vraiment frustrant ce match contre Montpellier. Surtout car nous ne prenons même pas un point sur un match à domicile. Nous avions fait des bonnes choses sur cette rencontre. En ce moment, il y a peut-être un manque de confiance. Et puis, à chaque erreur que nous faisons, on se sent un peu plus fébriles que l’an passé. C’est un moment particulier mais mon rôle est d’être positif. La vie quotidienne du groupe continue et c’est là qu’il faut essayer de rebondir car la spirale négative est toujours là et nous avons toujours besoin de points pour rester en Top 14. La réalité est celle-ci. Nous avons encore des matchs à jouer, à commencer par ce déplacement à Bordeaux qui sera très important. Comment pouvez-vous reprendre confiance ? C’est simple : soit on continue à se dire « C’est mauvais, on a perdu notre match » et s’enfoncer encore plus, soit chacun essaye de retrouver de la motivation et de renverser la tendance. Si nous continuons de penser négatif, on ne va jamais s’en sortir. Personnellement, j’essaie de rester malgré tout positif. J’essaie de retrouver la victoire. Dans l’équipe, je pense qu’il y a beaucoup de joueurs qui sont sur le même état d’esprit. La défaite à l’aller face à l’UBB nous avait mis en difficulté car nous voulions enclencher une dynamique positive et nous avons perdu ce match dans les dernières minutes face à l’UBB à Jean-Bouin. C’était un peu le départ de notre spirale négative. Dans nos têtes, je pense que cela va être quelque chose qui va nous motiver pour ce déplacement.

Pour Parisse, il faut assurer le maintien avant tout

Est-ce que les joueurs commencent à préparer la saison prochaine ? Nous n’avons pas le droit, ce serait une grande erreur. Inconsciemment dans la tête des joueurs, du staff et des personnes autour, on entend : « Vous n’allez pas descendre ». Mais la réalité aujourd’hui, c’est que les matchs, il faut les jouer. Nous ne sommes pas sauvés tant que nous ne serons pas sûrs mathématiquement d’être sauvés. Nous ne pouvons pas nous projeter. C’est sûr que le club et les dirigeants doivent prendre des décisions pour l’avenir et se rendre compte de ce qui n’a pas marché. Nous, les joueurs, nous ne ferons ce bilan que quand nous aurons assuré le maintien du club. En cela, nous ne pouvons pas nous mettre penser à l’avenir. Il faut d’abord gagner des matchs pour assurer le maintien. Avez-vous discuté avec votre président après avoir déclaré que vous considériez le groupe « trop court » ? Je n’en ai pas discuté avec lui. J’ai su qu’il n’avait trop apprécié ma position. Mais c’est la réalité, je ne me cache pas. C’est sûr que quand on voit les effectifs des autres équipes, nous avons un effectif moins quantitatif et qualitatif. C’est la vérité. Nous jouons sur nos forces, et nous avons été champions avec ça. Cela ne veut pas dire que toutes les années nous allons être champion de France. Cette année en est l’exemple. Je confirme ce que je dis et je le pense. Chacun doit respecter son rôle. Je pense qu’aujourd’hui que ce soit les joueurs, les dirigeants ou les journalistes, tout le monde dira que je suis libre d’exprimer ce que je pense. En tant que capitaine, j’ai toujours dit ce que je pensais. Je n’ai aucun problème si cela dérange certains dirigeants. Je continuerai toujours de dire les choses en face. Je suis resté dans ce club car déjà j’y suis très attaché. Et effectivement, je comptais sur les dirigeants pour l’avenir du club. Je garde ma confiance envers eux. J’espère que toutes les décisions qui seront prises pour l’avenir seront dans la direction d’être compétitifs pour le futur.
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