Sergio Parisse : " De faibles chances de gagner "

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Sergio Parisse : " De faibles chances de gagner "
Sergio Parisse : " De faibles chances de gagner "

C'est un Sergio Parisse très motivé par la quête d'un exploit face au XV de France demain qui s'est présenté en conférence de presse. Le capitaine de l'Italie croit en son équipe, même s'il avoue que les chances italiennes sont très faibles.

Sergio Parisse, comment va cette équipe d’Italie à la veille d’affronter la France ?
On va très bien, avec l’envie de commencer ce Tournoi. On veut relever ce challenge qui représente un gros défi contre la France demain. J’espère aider les jeunes et inexpérimentés qui feront leurs débuts. Il nous tarde à tous de débuter ce match. Ça va être une chance de plus d’affronter une grande équipe comme la France. On a la volonté de bien débuter le Tournoi et faire une bonne performance.

Ces jeunes sont prêts ?
Ça ne sert à rien de dire s’ils le sont ou non. Il faut répondre sur le terrain. Je sais qu’au niveau de l’enthousiasme, de l’envie, ils sont plus que prêts, déterminés à jouer le match de demain. Ils vont peut-être se retrouver en situation difficile mais ça fait partie du parcours de n’importe quel joueur. Moi aussi quand j’ai commencé je n’étais pas si bon que ça. J’ai joué, appris de mes erreurs puis j’ai progressé. Pour eux, j’espère que demain sera le début d’une longue carrière en équipe nationale. Il faut les aider pour affronter ce match.

« Tout le monde attend de voir comment jouera la France »

Le fait de ne pas être favori dans ce match peut-il être un avantage ?
Je disais à vos collègues italiens que c’est normal que personne n’attende de voir l’Italie s’imposer contre la France demain. Tout le monde attend de voir comment jouera la France, quel style de jeu Guy Novès va mettre en place. Nous, on s’en fout. On pense à nous, à notre Tournoi. On sait que l’on n’est pas favori. Il ne faut pas être un génie pour le savoir. Un match de rugby, c’est 80 minutes. Par le passé, on a montré que même quand on n’était pas favori, contre la France à Rome par exemple, on pouvait quand même les battre. Evidemment, nos chances de battre le XV de France sont faibles. Une surprise peut arriver. Pour nous, c’est important de faire une bonne performance, pas seulement sur 4 ou 5 minutes. Il y a plein de petits détails qui peuvent faire pencher une rencontre. On est concentré sur nous.

Il y aura beaucoup de Parisiens sur le terrain des deux côtés. C’est une fierté pour vous de voir les jeunes du Stade Français s’imposer en sélection ?
J’ai souhaité bonne chance l’autre jour à Plisson, ou Danty qui va faire son premier match. Je les ai vu grandir au sein du club. Je sais d’où ils viennent. Leur sélection est largement méritée. Ils portent le maillot de l’équipe de France, moi de l’Italie. On veut tous être performants avec notre pays. On s’est échangé quelques messages. On est amis en club, également sur le terrain mais demain chacun défendra ses couleurs.

Entre les blessures, certains joueurs absents, les résultats de Trévise par exemple en Coupe d’Europe laissent penser que le rugby italien ne progresse pas, c’est votre avis ?
Ces deux dernières années, il n’y a pas eu de très bons résultats. Trévise vit un moment difficile cette saison. Zebre a réussi quand même à faire quelques performances. Pour nous, il y a plusieurs choses qui doivent s’améliorer. On aimerait être à un autre niveau. La réalité, c’est qu’on à une équipe nationale, des joueurs qui jouent à Zebre et quelques-uns à l’étranger. L’équipe nationale, c’est un peu le phare du mouvement. Nos résultats  vont donner l’image de notre rugby. On n’est pas au sommet de notre niveau, c’est la vérité. La veille d’un match aussi important comme demain, on veut montrer encore une fois qu’on mérite d’être dans cette compétition, qu’on peut mettre en difficulté les autres équipes. J’espère qu’on réussira à faire un bon match pour commencer ce Tournoi.

« Il y a l’envie de faire un gros combat demain »

Un exploit comme celui de 2011 (victoire 22-21 de l’Italie contre la France) est-il possible ?
Ça ne sert à rien de créer des fausses expectatives. C’est une équipe de France en construction, qui va essayer d’imposer son nouveau style de jeu. Si les choses vont bien, ils seront en confiance et ça deviendra compliqué pour nous. Si ça marche moins bien, ça peut créer du doute dans la tête des joueurs et jouer en notre faveur. Même comme cela, on peut gagner ou perdre. Demain, on a de faibles chances de gagner. Dans ma tête et celles de tous les joueurs, il y a l’envie de faire un gros combat demain, ne rien lâcher pendant 80 minutes et ne pas faire de cadeaux.

C’est le premier match au Stade de France depuis les attentats du 13 novembre dernier. Est-ce que vos coéquipiers vous en parlent, les médias italiens également ?
On en a parlé, même si ce n’était pas le sujet principal de la semaine. On était focalisé sur ce match, notre jeu, ce qu’on va faire sur le terrain. Les premières questions des journalistes italiens ont été justement sur ces évènements. Comme j’habite ici à Paris, mes coéquipiers m’ont demandé quelle était la situation, comment les gens vivaient ? Il y a un système de sécurité mis en place pour que le match se déroule en toute sécurité. Tous les gens qui viendront au stade doivent voir un bon match de rugby. Nous sommes les acteurs. Notre but, c’est de donner un bon spectacle à tout le monde. Je suis sûr que les gens qui viendront demain seront sereins, tranquilles et prendront du plaisir à regarder cette rencontre.

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