Sergio Garcia, la Perruche blaugrana

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Sergio Garcia, la Perruche blaugrana
Sergio Garcia, la Perruche blaugrana

En ce jour de derby barcelonais, Sergio Garcia de la Fuentes ne sait plus où donner de la tête. Né à Bon Pastor, quartier populaire de la capitale catalane, formé au FCB, capitaine de l'Espanyol, il est un concentré du tissu local."Vaillant. Des débuts brillants pour un jeune qui promet beaucoup : il a de la vitesse, le sens du but et il ne lui a manqué hier que la chance dans les derniers mètres." Au lendemain du match nul entre FC Barcelone et FC Séville, un mercredi 3 septembre 2003, le Mundo Deportivo ne tarit pas d'éloges au sujet de Sergio Garcia. Pour sa première avec l'équipe A du Barça, le jeune attaquant formé à La Masia a ravi Camp Nou, gratte-papiers et suiveurs du Mes que. Dommage, sa carrière blaugrana ne décollera guère plus. Aujourd'hui capitaine courage et talent du voisin de l'Espanyol, il a connu un parcours tortueux, fait de hauts – cf. champion d'Europe 2008 avec la Roja – et de bas – cf. ses descentes successives avec le Real Saragosse et le Betis Séville –, sans jamais s'oublier. Lui, l'enfant du quartier populaire de Barcelone, s'épanouit dans son métier et dans sa vie. À l'heure du football aseptisé et sans relief, Sergio Garcia se déguste sans modération. Et avec un certain amour pour les queues de cheval.
Un gitan par alliance
Bon Pastor est, à la langue catalane près, le Vallecas barcelonais. Un quartier ouvrier, cosmopolite, dont les bâtiments des années 30 racontent l'histoire. Les rues y sont étroites, colorées et inondées de gamins avec un ballon rond. Durant les années 80-90, Sergio Garcia les a arpentées et adoptées. "Pour être footballeur, tu dois avoir appris beaucoup de choses de la rue, racontait-il en mars dernier dans les colonnes du Pais. Par exemple, être plus intelligent que ton défenseur. Cela s'apprend dans la rue. Comment le tromper, lui donner un petit coup et lui dire que tout va bien. Des choses comme ça..." Après avoir écumé les terrains du UD Bon Pastor, puis du CF Damm, il est rapidement repéré par les scouts de la Masia. Au sein de l'école blaugrana, son style détonne. Meilleur buteur de l'histoire du centre de formation, "je n'étais pas titulaire". Pas grave, lui poursuit son bonhomme de chemin et perpétue la tradition blaugrana : depuis les eighties et Paco Clos, aucun avant-centre de métier formé au club n'a jamais réussi à s'imposer dans la durée au FC Barcelone. Ce sera donc l'exil.

L'exil, justement, ne l'effraie pas le moins du monde. Après un prêt d'une saison à Levante (2004-05), il est définitivement transféré au Real Saragosse. De sa...



"Vaillant. Des débuts brillants pour un jeune qui promet beaucoup : il a de la vitesse, le sens du but et il ne lui a manqué hier que la chance dans les derniers mètres." Au lendemain du match nul entre FC Barcelone et FC Séville, un mercredi 3 septembre 2003, le Mundo Deportivo ne tarit pas d'éloges au sujet de Sergio Garcia. Pour sa première avec l'équipe A du Barça, le jeune attaquant formé à La Masia a ravi Camp Nou, gratte-papiers et suiveurs du Mes que. Dommage, sa carrière blaugrana ne décollera guère plus. Aujourd'hui capitaine courage et talent du voisin de l'Espanyol, il a connu un parcours tortueux, fait de hauts – cf. champion d'Europe 2008 avec la Roja – et de bas – cf. ses descentes successives avec le Real Saragosse et le Betis Séville –, sans jamais s'oublier. Lui, l'enfant du quartier populaire de Barcelone, s'épanouit dans son métier et dans sa vie. À l'heure du football aseptisé et sans relief, Sergio Garcia se déguste sans modération. Et avec un certain amour pour les queues de cheval.
Un gitan par alliance
Bon Pastor est, à la langue catalane près, le Vallecas barcelonais. Un quartier ouvrier, cosmopolite, dont les bâtiments des années 30 racontent l'histoire. Les rues y sont étroites, colorées et inondées de gamins avec un ballon rond. Durant les années 80-90, Sergio Garcia les a arpentées et adoptées. "Pour être footballeur, tu dois avoir appris beaucoup de choses de la rue, racontait-il en mars dernier dans les colonnes du Pais. Par exemple, être plus intelligent que ton défenseur. Cela s'apprend dans la rue. Comment le tromper, lui donner un petit coup et lui dire que tout va bien. Des choses comme ça..." Après avoir écumé les terrains du UD Bon Pastor, puis du CF Damm, il est rapidement repéré par les scouts de la Masia. Au sein de l'école blaugrana, son style détonne. Meilleur buteur de l'histoire du centre de formation, "je n'étais pas titulaire". Pas grave, lui poursuit son bonhomme de chemin et perpétue la tradition blaugrana : depuis les eighties et Paco Clos, aucun avant-centre de métier formé au club n'a jamais réussi à s'imposer dans la durée au FC Barcelone. Ce sera donc l'exil.

L'exil, justement, ne l'effraie pas le moins du monde. Après un prêt d'une saison à Levante (2004-05), il est définitivement transféré au Real Saragosse. De sa...



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