Serge Lazarevic : «Le jour où j'ai été enlevé, le temps s'est arrêté»

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Serge Lazarevic : «Le jour où j'ai été enlevé, le temps s'est arrêté»
Serge Lazarevic : «Le jour où j'ai été enlevé, le temps s'est arrêté»

Serge Lazarevic, otage au Mali pendant plus de trois ans et officiellement libéré le 9 décembre, était l'invité du journal du soir de France 2 ce samedi. En compagnie de sa fille, qui s'est pleinement mobilisée pour la libération de son père, le colosse est revenu sur sa détention, «coupé du monde».

Serge Lazarevic avait vraisemblablement très peu de contacts avec l'extérieur. Et pas davantage d'échanges avec ses ravisseurs. «J'avais très peu de rapports avec mes geôliers. On se disait bonjour le matin, mais on échangeait très peu», explique l'ex-otage, qui confie avoir complètement perdu la notion du temps. «J'étais coupé de tout. Je n'avais plus de repères. Le jour où j'ai été enlevé, le temps s'est arrêté. Et c'est seulement à ma libération que j'ai retrouvé la notion du temps. C'est uniquement à mon arrivée en France que j'ai découvert que les gens étaient mobilisés pour ma libération. D'ailleurs, je remercie le gouvernement français et le peuple français».

C'est aussi à sa libération qu'il a appris la mort de son compagnon d'infortune, Philippe Verdon, qui a été tué pendant sa détention. «J'ai passé 15 mois avec lui. On a été séparés après l'opération française sur le Mali. Une nuit on est partis à pieds. Je n'ai ensuite jamais revu Philippe Verdon. Je pensais qu'il avait été libéré. J'ai appris son décès quand je suis arrivé», confie-t-il.

Diane Lazarevic salue la mémoire de Philippe Verdon et Gilbert Rodrigues

Sur ses conditions de détention, Serge Lazarevic est peu prolixe. Il était a priori bien traité, mais son quotidien semblait difficile. «Je dormais les mains derrière le dos et les chevilles enchaînées. Pour m'occuper, j'ai fait beaucoup de sport et fait attention à mon corps. J'ai essayé de me souvenir de tout ce que j'avais appris en matière de médecine, d'activités manuelles», explique l'ex-otage. Pour le Franco-Serbe, avant toute considération politique ...

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