Serge Dassault garde son immunité parlementaire

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Serge Dassault est soupçonné de corruption, d'abus de bien sociaux et d'achat de votes à Corbeil-Essonnes.
Serge Dassault est soupçonné de corruption, d'abus de bien sociaux et d'achat de votes à Corbeil-Essonnes.

Le bureau du Sénat a refusé mercredi de lever l'immunité parlementaire de Serge Dassault (UMP), mis en cause dans le cadre d'une enquête sur des achats présumés de votes à Corbeil-Essonnes. La levée de cette immunité aurait permis aux magistrats du pôle financier de Paris, Serge Tournaire et Guillaume Daïeff, de placer l'industriel en garde à vue et de perquisitionner ses locaux. Le bureau du Sénat est composé de 26 sénateurs : le président de la Haute Assemblée, Jean-Pierre Bel (PS), les 8 vice-présidents, les 3 questeurs et 14 secrétaires. Neuf d'entre eux appartiennent au PS, trois au groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC), un est écologiste, et un autre RDSE (à majorité PRG), ce qui fait quatorze membres du bureau à gauche. À droite, ils sont 12 (10 UMP et 2 UDI-UC). Dans cette instruction ouverte depuis mars pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux, les magistrats s'intéressent aux élections municipales organisées en 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes (Essonne), remportées par Serge Dassault puis par son bras droit, Jean-Pierre Bechter. En annulant le scrutin de 2008, le Conseil d'État avait tenu pour "établis" des dons d'argent aux électeurs, sans se prononcer sur leur ampleur et bien que des témoins se soient rétractés. Mi-septembre, les avocats de Serge Dassault, Jean Veil et Pierre Haïk, avaient estimé que leur client était "l'objet, depuis plusieurs années, de demandes pressantes de...

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