Serge Blanco : «Le rugby n'est pas un métier»

le
0
Serge Blanco : «Le rugby n'est pas un métier»
Serge Blanco : «Le rugby n'est pas un métier»

Assis dans un fauteuil du centre d'entraînement de Marcoussis, hier, Serge Blanco, le vice-président de la Fédération française, est longuement revenu sur sa mission au sein du XV de France avant le premier test de novembre, samedi contre les Fidji à Marseille. A moins d'un an de la Coupe du monde en Angleterre, il a aussi tenu à affirmer sa vision du rugby français.

Qu'attendez-vous de cette tournée ?

SERGE BLANCO. Bien sûr, on recherche les victoires. Mais, le plus important, c'est de trouver une synergie, qu'il y ait des comportements, du jeu et une vision du groupe différents de ce que l'on a connu.

Que ferez-vous si les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous ?

Si on perd mais que l'on produit un jeu alerte et qu'il y a de l'enthousiasme, est-ce que ce sera un échec ?

Mais aurez-vous alors encore l'espoir d'être champion du monde ?

Je suis convaincu qu'on peut parvenir à nos fins. Il faut faire basculer cet état d'esprit sur tous les joueurs. Pas uniquement sur ceux qui sont ici. Il faudra faire des sacrifices. Ceux qui ne voudront pas les faire ne seront pas retenus.

Comment remplissez-vous votre rôle ?

Ce n'est pas une mission avec le lever des drapeaux tous les matins au garde-à-vous en chantant l'hymne français. Mon souci, c'est qu'il y ait de la cohérence dans les discours, dans la vision du jeu. Je veux qu'il y ait de la joie, du partage. Une équipe ne peut être faite que de sentiments. Ça peut paraître désuet, mais je pense que c'est le seul moyen pour un groupe de se resserrer. J'ai vécu comme ça pendant douze ans quand je jouais en équipe de France.

Est-ce compatible avec le rugby moderne qui est devenu un métier pour les joueurs ?

Mais le rugby n'est pas un métier ! Ça me désole. J'estime que ce n'est pas un travail mais une passion qui peut amener beaucoup et rapporter très, très gros. En revanche, une mauvaise blessure et c'est fini...

Mais le rugby a changé...

Mais c'est toujours la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant