Sept propositions pour relancer la construction de logements

le
0
Copyrights here
Copyrights here

(lerevenu.com) - La construction de logements insuffisante en France s'explique par de nombreux freins, fait valoir Hervé Villers. La législation, modifiée sans arrêt, ralentit les procédures de construction (POS, PLU, ZAC, ANRU, Communauté de communes), en «empilant un mille-feuille qui ne dégraisse jamais». Le promoteur pointe aussi les procédures administratives «beaucoup trop longues» (permis des Bâtiments de France, ZAC, etc.), les recours abusifs en tous genres devenus «un sport national». Hervé Villers critique de même des règles d'appels d'offres «bien trop lourdes et trop longues» pour les constructeurs sociaux, ou encore la frilosité des banques qui rationnent leurs engagements aux promoteurs et aux acquéreurs.

Le promoteur a dressé une liste de sept propositions capables d'aider au développement de la construction de logements. Il milite pour le maintien des zones ANRU [Agence nationale pour la rénovation urbaine] qui constituent «une formidable chance pour le développement des quartiers dits défavorisés». Une fiscalité incitative aux primo-accédants, deuxième proposition : autoriser les banques à prêter à deux taux différents, un quart ou cinquième à un taux très faible (1 ou 1,5%) et le solde à des taux courants. L'État consentirait aux banques un dégrèvement fiscal pour la partie en taux préférentiel.

Troisième proposition du promoteur pour favoriser l'investissement locatif libre : remplacer la loi Scellier par une néo-loi Besson, «retravaillée qui, en son temps, avait donné d'excellents résultats». Quatrième proposition : permettre aux opérateurs sociaux de faire appel aux constructeurs privés capables de leur livrer un projet «clés en main». Hervé Villers ne voit pas non plus pourquoi, cinquième proposition, le gouvernement ne relancerait pas l'accession à des logements «à prix maîtrisés» via un système revisité des PAP, voire des PIC et autres PSI des années soixante-dix.

Enfin, le promoteur propose, pour densifier les centre-villes, de «taxer formellement les immeubles, bâtiments, ou terrains dont le coefficient au sol (COS) est notoirement inférieur à celui de ses voisins mitoyens». Enfin, « sans aller jusqu'à construire des tours dont l'impact psychologique est très souvent néfaste», Hervé Villers préconise de « freiner la construction dans les champs de blé, qui coûte très cher », au profit d'immeubles de six ou sept étages que les centres des grandes villes «peuvent supporter sans choquer».

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant