Sept policiers turcs tués dans un attentat à Diyarbakir

le , mis à jour à 21:24
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 (Bilan actualisé et commentaires Erdogan) 
    ANKARA, 31 mars (Reuters) - Un attentat à la voiture piégée 
a fait sept morts, tous des policiers, et 27 blessés jeudi à 
Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, à la veille d'une 
visite du Premier ministre, a-t-on appris de sources proches des 
services de sécurité. 
    L'explosion s'est produite au passage d'un minibus des 
forces de l'ordre dans une rue très fréquentée, a-t-on précisé. 
    "Cela montre une fois de plus l'affreux visage du 
terrorisme. La détermination de nos services de sécurité va y 
mettre fin", a promis le président Recep Tayyip Erdogan, qui 
assiste à un sommet sur la sécurité nucléaire à Washington. 
    Aucune revendication n'a été formulée.  
    Un attentat suicide revendiqué par les Faucons de la liberté 
du Kurdistan (TAK) a fait 37 morts, le 13 mars, à Ankara. Le 
mouvement, qui dit avoir rompu avec le Parti des travailleurs du 
Kurdistan (PKK), s'était déjà attribué la responsabilité de 
celui du 17 février, qui a fait 28 morts dans la capitale.  
    La Turquie s'est lancée en juillet dans ce que le chef de 
l'Etat a qualifié de "guerre synchronisée", contre les 
djihadistes de Syrie et les autonomistes kurdes du Sud-Est turc, 
malgré la trêve proclamée deux ans et demi plus tôt. Depuis, les 
heurts se multiplient dans la région, dont Diyarbakir est la 
plus grande ville.  
    Plusieurs milliers de combattants du PKK et 350 membres des 
forces de l'ordre ont été tués dans ces affrontements.  
    Des couvre-feu sont en vigueur dans plusieurs secteurs du 
Sud-Est, dont l'économie a été dévastée par le conflit. Sur, 
quartier historique de Diyarbakir classé au patrimoine de 
l'Unesco, est l'une des zones les sinistrées.  
    Le ministre du Développement, Cevdet Yilmaz, qui s'est rendu 
sur place pour préparer la visite du chef du gouvernement Ahmet 
Davutoglu, a promis qu'Ankara ferait le nécessaire pour rebâtir, 
que les séparatistes le veuillent ou non.  
    "Nous sommes ici pour reconstruire Diyarbakir et la faire 
belle, or ils veulent la détruite. Nous ne reculerons pas", 
a-t-il lancé.  
     
 
 (Orhan Coskun; Eric Faye et Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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