Sept islamistes présumés présentés à un juge

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REMISE EN LIBERTÉ POUR CINQ ISLAMISTES PRÉSUMÉS
REMISE EN LIBERTÉ POUR CINQ ISLAMISTES PRÉSUMÉS

PARIS (Reuters) - Sept des douze islamistes présumés arrêtés samedi dans l'enquête sur un attentat contre une épicerie juive mi-septembre ont été transférés au palais de justice de Paris jeudi en vue de leur mise en examen, a-t-on appris de source policière.

Les cinq autres ont été auparavant remis en liberté jeudi à l'issue de leur garde à vue, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

Une information judiciaire visant le délit d'"association de malfaiteurs en vue de commettre un acte de terrorisme" et l'attentat à la grenade commis contre une épicerie juive le 19 septembre à Sarcelles (Val-d'Oise) devait être ouverte dans la journée.

Le procureur de Paris, François Molins, a programmé une conférence de presse jeudi matin. Il a utilisé une mesure exceptionnelle dans cette affaire mercredi, la prolongation au-delà de quatre jours de la garde à vue des suspects, sur le fondement d'un supposé "risque d'attentat imminent".

Il avait parlé de "cellule terroriste d'une extrême dangerosité", après la saisie de ce qui est présenté comme des ingrédients de fabrication d'engins explosifs.

La police a en effet découvert lors d'une perquisition dans un box de Torcy (Seine-et-Marne), outre un fusil à pompe et une arme de poing, des sacs contenant du nitrate de potassium, du souffre, du salpêtre, des récipients de type cocotte-minute et des ampoules de phare.

Lors des premières perquisitions menées samedi, avaient été découverts plus de 27.000 euros en espèces, des munitions, une liste d'associations juives de la région parisienne, des testaments laissant penser à un prochain passage à l'acte et du matériel informatique.

Un treizième suspect, chef de file présumé de cette cellule, Jérémie Louis-Sidney, a été tué samedi par les policiers venus l'arrêter dans un appartement de Strasbourg et sur lesquels il avait vidé le barillet d'un revolver 357 Magnum.

Les suspects sont des Français, pour certains convertis à l'islam. Certains auraient effectué des voyages à l'étranger ayant contribué, selon le ministère de l'Intérieur, à leur radicalisation.

Ils ne semblent cependant pas avoir bénéficié d'une formation militaire sous l'égide d'un groupe étranger.

Thierry Lévêque, avec Nicolas Bertin, édité par Tangi Salaün

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  • M8637171 le jeudi 11 oct 2012 à 09:38

    On pourrait tous remercier Harlem désir qui est d'origine antillaise et qui pendant des années à empêcher psychologiquement et devant les tribunaux que l'on s’intéresse ou que l'on dénonce les agissements des musulmans sous prétexte de racisme. Aujourd'hui on s'aperçoit que le pire des racismes est présent chez nous et qu'il est d’inspiration musulmane. C'est grave!