Sepp Blatter s'en prend aux États-Unis et à Michel Platini

le , mis à jour à 12:10
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ZURICH (Reuters) - Sepp Blatter a estimé samedi que les événements qui ont précédé sa réélection à la présidence de la Fédération internationale de football (Fifa) étaient une "affaire [qui] ne sent pas bon" et il s'est dit victime de "haine" de la part de l'UEFA.

Le patron du football mondial a sous-entendu que l'arrestation de sept responsables de la Fifa, dont son vice-président Jeffrey Webb, deux jours avant le congrès de l'instance et de l'élection de son président, vendredi à Zurich, n'était pas une pure coïncidence.

Les sept responsables ont été placés en détention en l'attente d'une demande d'extradition des Etats-Unis, où ils sont recherchés pour corruption.

"On ne m'enlèvera pas l'idée que c'est une simple coïncidence, cette attaque américaine deux jours avant les élections à la Fifa et ensuite la réaction de l'UEFA ou de M. Platini", a-t-il déclaré dans une interview à la radio-télévision suisse RTS. "Je n'ai pas la certitude, mais ça ne sent pas bon".

Michel Platini, président de l'UEFA, a publiquement appelé Sepp Blatter à démissionner de la présidence de l'UEFA, jeudi, et des fédérations membres de l'UEFA ont dit qu'elles voteraient pour le prince jordanien Ali bin Al Hussein, rival de Blatter.

Sepp Blatter a jugé "lamentable" l'appel à sa démission lancé par Michel Platini. "Ce sont des choses qu'on ne fait pas", a-t-il dit à ce propos.

Sepp Blatter, 79 ans, a été réélu vendredi président de la Fifa pour un cinquième mandat de quatre ans après le retrait du prince Ali du second tour de scrutin auquel le patron du football mondial avait été contraint.

"Il y a des signes qui ne trompent pas : les Américains étaient candidats à la Coupe du monde de 2022 et ils ont perdu (...) Si les Américains ont à faire avec des délits d'argent ou de droit commun qui concernent des citoyens nord ou sud-américains, qu'ils les arrêtent là-bas, mais pas à Zurich alors qu'il y a un congrès", a-t-il estimé.

"N'oublions pas qu'ils sont le sponsor numéro un du Royaume hachémite (la Jordanie-NDLR), donc de mon adversaire (le prince Ali-NDLR), cette affaire ne sent pas bon", a poursuivi Sepp Blatter.

(Brian Homewood, Eric Faye pour le service français)

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