Sepp Blatter persiste et signe

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La Coupe du Monde 2022 au Qatar encore au centre des discussions. Après l'attribution de la compétition à l'émirat du Moyen-Orient, Sepp Blatter avait admis la possibilité de jouer la compétition en hiver, voire même d'offrir plusieurs matchs aux pays voisins. Quelques mois plus tard, le président de la FIFA avait émis plus de réserves. « Tout est désormais mis en place pour jouer en été. Si changement il doit y avoir, il viendra du Qatar, comme le disent les statuts du comité exécutif de la FIFA », avait-t-il expliqué lors d'un entretien à la BBC en février 2011. Avant de préciser un an plus tard : « La FIFA a attribué la Coupe du Monde à condition qu'elle soit jouée en juin et en juillet (?) Pour qu'il y ait quelque chose qui change, il faut que le Qatar adresse une demande à la FIFA. Or, il n'y a pas de demande de ce genre. Si une telle demande devait intervenir, l'Exécutif ou le Congrès prendrait alors une décision. »

« Vous pouvez refroidir les stades mais? »

Deux ans plus tard, les choses semblent avancer dans le sens d'une Coupe du Monde disputée l'hiver, ce qui serait une première dans l'Histoire. « La Coupe du Monde doit être une fête du peuple. Mais pour que ce soit un tel festival, vous ne pouvez pas jouer au football l'été, a confirmé le président de la FIFA lors d'une conférence à Kitzbühel (Autriche). Vous pouvez refroidir les stades mais vous ne pouvez pas refroidir l'ensemble du pays et vous ne pouvez pas simplement refroidir l'ambiance d'une Coupe du Monde. Les joueurs doivent être capables de jouer dans les meilleures conditions. » Face aux températures extrêmes l'été au Qatar (40-45°C) et malgré l'assurance d'avoir des stades climatisés, la FIFA semble donc prête à mettre en application ses dires, quitte à se heurter au désaccord du CIO, propriétaire des Jeux Olympiques d'hiver. « Qui a dit en premier qu'il fallait jouer en hiver ? C'était Franz Beckenbauer puis Michel Platini et la FIFPro, le syndicat mondial des joueurs professionnels, avait assuré Blatter en 2011. Je n'ai aucun avis sur la question mais jouer en janvier ou en février nous ferait entrer en conflit avec le CIO dont je suis membre. »

« Je vais ouvrir des discussions au sein du comité exécutif en octobre »

Entre conflit d'intérêts, prise de position et risque de perdre certains sponsors, le président de la FIFA se voit soumettre un dossier incandescent. « Nous devons discuter avec nos partenaires, nos sponsors, les chaînes de télévision, a-t-il assuré. Nous devons être très forts à ce sujet. Nous avons encore assez de temps. Je vais ouvrir des discussions au sein du comité exécutif en octobre. » Un dossier qu'il devra mener de main de maître s'il veut marquer des points avant les nouvelles élections du président de la FIFA, prévues en 2015. Si le Suisse n'a pas encore confirmé qu'il allait se représenter, il ne semble toutefois pas encore rassasié malgré ses 77 ans. Face à la « menace » Michel Platini (ndlr : le président de l'UEFA semble son plus sérieux adversaire), Sepp Blatter doit mettre tous les arguments de son côté. Et surtout Jacques Rogge dans sa poche. Le président du CIO a déjà prévenu : « Il pourrait y avoir des discussions sensibles pour éviter le clash mais nous tiendrons les Jeux d'hiver en hiver ! » Les discussions s'annoncent brûlantes. Au moins autant que les températures estivales au Qatar.

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