Sepp Blatter : "Je rêve toujours d'être footballeur"

le
0

Le 30 mars, deux mois avant sa réélection mouvementée, So Foot rencontrait Sepp Blatter, pendant 40 minutes, au siège de la FIFA, dans le cadre du portrait publié dans le numéro 126 (en kiosque jusqu'au 3 juin). L'occasion de revenir sur son enfance, de causer religion, séduction, Goethe et de son éventuelle reconversion...

Pourquoi avoir accepté cette interview ? Des interviews où on me demande : "Quels sont vos projets ? " j'en ai jusque-là. Mais quelqu'un qui veut parler de moi, c'est avec plaisir.
Vous êtes né à Viège, une commune du Valais située au sud de la Suisse. À propos du canton, le dramaturge Goethe a dit un jour "que les Valaisans ont des ambitions aussi hautes que leurs montagnes et des idées aussi étroites que leur vallée". Goethe a-t-il vu juste ? Écoutez, Goethe n'a pas fait un long passage en Valais. Mais ce qui est vrai, c'est que le Valais est une vallée. Une vallée étroite. Et si l'on veut sortir, au niveau de l'esprit, il faut sortir du Valais. Ce que j'ai fait très jeune. C'était trop étroit pour moi. C'est étroit par son histoire, étroit par sa politique. C'était toujours la même chose. J'en suis sorti.
Tout le monde dit des Valaisans, et surtout des Haut-Valaisans comme vous, qu'ils ont un fort caractère, qu'ils sont très têtus. Vous confirmez ? Bien sûr que nous avons fort caractère ! Dans le Haut-Valais, à l'époque, il y avait six mois d'hiver et six mois d'été. Nos ancêtres avaient la vie très dure. C'est donc une race très dure. Le Haut-Valais est une enclave où l'on parle un vieil allemand qui n'avait rien à voir avec le suisse allemand, mais qui y ressemble un peu plus avec le temps. Je me sens très haut-valaisan.
"L'autorité, c'est naturel. Tu en as ou tu n'en as pas."
Mais vous en êtes sortis jeune, comme vous le disiez Le premier job saisonnier d'été que j'ai fait, c'était à 18 ans, à Loncarneau. Mais à partir de l'âge de 12 ans, j'étais déjà dans les hôtels. J'ai fait sept saisons estivales au total. Ce fut un apprentissage extraordinaire. Là on apprend tout. On est en contact avec les hommes. Ce n'est pas de la relation publique, c'est de la relation humaine.
Quel type d'adolescent étiez-vous ? J'étais plus mature que les autres parce que je suis né à sept mois, prématuré donc. Un jour, ma mère étendait du linge dehors et je suis tombé comme ça C'est vrai. J'ai dû me bagarrer fort dès le début,…





Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant