Sephora reporte à la fin 2017 son ouverture en Iran-sources

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    * Une arrivée en Iran au second semestre 2017 au plus 
tôt-sources 
    * LVMH bloqué par l'absence de financements bancaires 
    * Le groupe attend les élections iraniennes de mai 2017 
 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 3 octobre (Reuters) - Sephora, qui prévoyait de 
s'implanter en Iran dans le courant de 2016, a reporté son 
projet au second semestre 2017 au plus tôt, ont déclaré à 
Reuters des sources proches du dossier. 
    Dix mois après la levée de l'embargo, l'absence des grandes 
banques françaises dans le financement de projets en Iran et les 
incertitudes politiques ne permettent pas à la chaîne de 
parfumerie du groupe LVMH  LVMH.PA  d'investir dans l'immédiat 
le gigantesque marché iranien.  
    "Il ne se passera rien avant le deuxième semestre 2017, au 
plus tôt, car les conditions ne sont pour l'instant pas réunies 
pour que les choses puissent se faire", a indiqué une des 
sources. 
    Pour que LVMH se lance, il faut que tous les voyants soient 
au vert, tant au plan financier que politique, ce qui n'est pas 
le cas aujourd'hui, selon une autre source. 
    Des sources avaient déclaré à Reuters en novembre 2015 que 
Sephora avait finalisé ses discussions avec un partenaire et 
espérait ouvrir plusieurs magasins en Iran à partir de 2016. 
  
    Interrogée, une porte-parole de LVMH s'est refusée à tout 
commentaire. 
    Le principal blocage vient du système bancaire car l'usage 
du dollar dans les transactions avec l'Iran reste proscrit par 
les autorités américaines. 
    Traumatisées par l'amende de 8,9 milliards d'euros infligée 
par les autorités américaines à BNP Paribas  BNPP.PA  pour des 
transactions en dollar avec l'Iran, les grandes banques 
françaises et européennes ne veulent pas s'engager. 
    "Les banques sont en risque. Elles pourraient décider de ne 
pas traiter en dollar, mais les process techniques de 
traitements bancaires sont tels qu'il se peut que le dollar soit 
impliqué, de façon absolument mécanique et involontaire", 
explique Michel Makinsky, directeur général du cabinet de 
conseil Ageromys International. 
    Les banques redoutent aussi le risque de réputation lié aux 
actions de puissants lobbies anti-iraniens aux Etats-Unis et 
elles voudraient des garanties contre d'éventuelles 
représailles, ce qui est très difficile à obtenir, ajoute-t-il. 
    LVMH attend maintenant l'élection américaine de novembre et 
l'élection présidentielle iranienne de mai 2017, deux échéances 
décisives pour l'avenir des relations entre les deux pays.     
    Les cosmétiques n'ont pas été concernés par l'embargo 
international vis-à-vis de l'Iran et nombre de marques y sont 
vendues, comme Lancôme, YSL et Armani (groupe L'Oréal 
 OREP.PA ), Clarins ou Dior (LVMH).  
    Mais leur distribution, qui passe par des parfumeries 
spécialisées encore peu développées, reste limitée par des 
circuits financiers complexes.  
    Deuxième marché cosmétique de la région derrière l'Arabie 
saoudite, l'Iran offre un gigantesque potentiel pour les groupes 
occidentaux. 
    La population est nombreuse (80 millions d'habitants), 
jeune, urbaine, éduquée, et l'appétit pour les produits de luxe 
est immense. Le marché des cosmétiques y est évalué à 3,5 
milliards de dollars par Euromonitor.     
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

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