Séoul promet une "réponse forte" aux provocations de Pyongyang

le
0
LA CORÉE DU SUD PROMET UNE "RÉPONSE FORTE" AUX PROVOCATIONS DU NORD
LA CORÉE DU SUD PROMET UNE "RÉPONSE FORTE" AUX PROVOCATIONS DU NORD

(Reuters) - La présidente sud-coréenne Park Geun-hye a promis lundi une réponse militaire forte et rapide en cas de provocation de la Corée du Nord, indépendamment des conséquences politiques.

Pyongyang avait annoncé samedi être entré en "état de guerre" en réponse aux manoeuvres militaires conjointes menées dans la péninsule par les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Toutefois, aucune activité anormale de l'armée nord-coréenne n'était signalée de nature à suggérer une attaque imminente, indiquait un responsable du ministère sud-coréen de la Défense la semaine passée.

"S'il y a une quelconque provocation contre la Corée du Sud et sa population, il devrait y avoir une réponse forte avec un premier combat indépendamment de toute considération politique", a-t-elle déclaré lundi au ministre de la Défense et à d'autres hauts responsables lors d'une réunion.

La Corée du Sud a modifié ses procédures d'engagement militaire afin de permettre aux unités locales de répondre immédiatement à une éventuelle attaque sans attendre le feu vert de Séoul.

Le gouvernement sud-coréen avait été critiqué pour la lenteur de sa réaction en novembre 2010 lors du bombardement de l'île de Yeonpyeong par l'artillerie nord-coréenne qui avait coûté la vie à deux civils et à deux militaires.

En cas de nouvelle attaque, les Sud-Coréens ont promis de prendre pour cible le nouveau dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et de détruire les statues de la famille Kim qui dirige l'Etat communiste.

La Russie, qui a souvent assorti ses critiques à l'égard de Pyongyang d'appels à la mesure adressés aux Américains et aux Sud-Coréens, a jugé que la persistance de cet état de guerre n'était pas tolérable.

"Nous espérons que toutes les parties vont exercer une responsabilité maximale et que personne ne va franchir le point de non-retour", a dit Grigory Logvinov, haut responsable du ministère russe des Affaires étrangères, à l'agence de presse Interfax.

Le parc industriel de Kaesong, enclave industrielle dans laquelle travaillent des milliers de Sud-Coréens à quelques kilomètres au nord de la zone démilitarisée, demeurait ouvert lundi.

La Corée du Nord, qui tire d'importantes ressources financières de cette zone d'activité, avait menacé de la fermer si le Sud continuait à "écorner sa dignité".

Jack Kim; Hélène Duvigneau et Pierre Sérisier pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant