Séoul défend l'accord sur les "femmes de réconfort"

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    SEOUL, 31 décembre (Reuters) - Le gouvernement coréen a 
défendu jeudi l'accord conclu lundi avec le Japon pour régler 
leur contentieux sur les Sud-Coréennes réduites à l'esclavage 
sexuel avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale. 
    Le gouvernement japonais a reconnu sa "responsabilité" sur 
la question des "femmes de réconfort", l'euphémisme en vigueur 
au Japon pour évoquer ces femmes contraintes à la prostitution 
dans les bordels militaires, et va contribuer à un fonds spécial 
pour leur venir en aide.  ID:nL8N14H0QO  
    Certaines des 46 femmes survivantes ont toutefois critiqué 
cet accord, soulignant qu'elles n'avaient pas été consultées et 
qu'il n'allait pas assez loin. Un grand nombre de Sud-Coréens 
fustigent eux aussi cet accord, qualifié de "dégradant" par 
l'opposition. 
    La présidence sud-coréenne admet qu'aucun accord ne saurait 
effacer la souffrance des femmes réduites à l'esclavage sexuel, 
tout en estimant que le texte permettait qu'elles puissent enfin 
obtenir réparation. 
    Les autorités japonaises ont longtemps jugé qu'un traité 
signé en 1965 avec la Corée du Sud avait juridiquement réglé la 
question des "femmes de réconfort" et s'en tenaient aux excuses 
officielles formulées en 1993. La Corée du Sud estimait cela 
insuffisant et reprochait à Tokyo ses réticences à réparer son 
passé militariste. 
    Selon un sondage publié jeudi, 51% des Sud-Coréens estiment 
que le gouvernement a mal négocié cet accord. 
 
 (Jack Kim et Ju-min Park,; Nicolas Delame pour le service 
français) 
 
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