Sénat - Jean-Pierre Bel : c'est l'histoire d'un mec normal

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Jean-Pierre Bel ne sera plus président du Sénat en septembre.
Jean-Pierre Bel ne sera plus président du Sénat en septembre.

Ce mercredi 5 mars, la droite explose. Après Jean-François Copé, Patrick Buisson fait la une. L'ancien gourou de Nicolas Sarkozy enregistrait leurs conversations privées à l'aide d'un dictaphone caché dans sa poche. L'affaire, sombre polar au sommet de l'État, éclipse tout le reste. Pure coïncidence, ce jour-là le président du Sénat Jean-Pierre Bel annonce qu'il quittera la vie politique lors des sénatoriales de septembre. "Sans regret, sans remords, pourquoi je ne serai plus candidat", écrit le socialiste dans Le Monde. Une tribune alambiquée, dans laquelle il invoque "un choix personnel très ancien". "Je suis convaincu que pour redonner confiance dans la parole politique, on ne peut pas s'en tenir à proclamer des principes. Il faut (...) d'abord ne pas se considérer comme propriétaire de nos mandats", écrit-il. L'info passe inaperçue, avalée par le tourbillon médiatique du jour. Lundi matin, au téléphone, Jean-Pierre Bel nous jure qu'il se moque que le cas Buisson prenne plus de place que le sien : "Je ne voulais pas faire le buzz ! Je m'en vais calmement, discrètement. J'ai toujours fait les choses discrètement." François Hollande était au courant, depuis longtemps. "J'ai pris ma décision pendant la primaire du PS, en 2011, et je lui ai dit à l'époque. Il a essayé de me faire changer d'avis. Depuis trois ans, à chaque fois que l'on se voit, il y a un...

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